XXXIV DESAIX
tait la paix de sa conscience, et les généreuses pensées qui sortaient naturellement de cette source limpide et féconde. Ses yeux grands et noirs brillaient de l'éclat le plus pur, et conservaient leur sérénité au milieu du tumulte des batailles. Son visage, habituellement pâle, était empreint d'une
mélancolie pour ainsi dire prophétique »
Sa sœur lui écrivit un jour pour lui demander son portrait. Il lui répondit : (( Ce serait à présent fort inutile, vu que f espère bien que d'ici à la fin de la guerre, ma figure sera embellie par les cicatrices honorables et glorieuses des coups, que f aurai reçus en défendant mon pays ».
Dans la campagne de 1796, qui se termina en Allemagne par la fameuse retraite de Moreau, Desaix commandait une aile de l'armée, côte à côte avec Gouvion Saint-Cyr. Il sut y conquérir Vestime de toute l'armée, et même de nos ennemis : l'archiduc Charles, qui commandait en chef les troupes autrichiennes, parle avec admiration.