XXXVIII DESAIX
que j'aie connu. C'est le caractère qui distingue les hommes et les rend célèbres ;... » et une autre fois, Napoléon ajouta : a II n'y a plus d'hommes complets en France. Quelle perte j'ai faite, en perdant Desaixl Lui, Kléber, voilà deux hommes complets / )) A Sainte-Hélène, il est revenu souvent sur Desaix. « Il pouvait, disait-il, commander une armée aussi bien qu'une avant-garde; gouverner une province, aussi bien que la conquérir et la défendre; il était capable à la fois de combiner une opération et de la conduire dans les détails d'exécution »
Desaix avait inspiré la même estime à tous ses compagnons d'armes : « Quel Français, s'écrie le duc de Bellune dans ses Mémoires, pour peu qu'il ait dans l'âme une étincelle de patriotisme et de vertu, pourrait se rappeler Desaix sans un sentiment de fierté nationale, sans une profonde émotion d'admiration et de respect ! »
Le maréchal Marmont, qui d'habitude est peu indulgent pour ses camarades, insiste dans ses Mémoires sur les hautes qualités de cœur, d'intelligence, de bravoure... de Desaix. (( Comme il