AVANT-PROPOS
eux, parfois à leur profit, des principautés, des royaumes; créés eux-mêmes comtes, ducs, princes, rois; et recevant comme récompenses, non seulement des titres sonores, des situations princières, mais de riches dotations qui leur permettaient, dans les courts loisirs laissés par la guerre, d'habiter des palais , de somptueux châteaux.
Comment s' étonner qu'au sommet dune élévation aussi rapide, aussi fabuleuse, au milieu d'événements féeriques, éblouissants, qui se précipitaient autour d'eux sans leur laisser le temps de se rasseoir, de réfléchir, ils se soient ressentis des lacunes de leur préparation; qu'ils aient parfois laissé percer des défauts que Péducation ou le frottement de la vie n'avaient pas eu le temps d'atténuer ou de corriger; qu'ils se soient ouvertement jalousés, au point de vue de leur passion dominante, la gloire et les faveurs de l'Empereur; que leur émulation se soit transformée souvent en une rivalité pénible, dangereuse même pour la marche des événements ?
Les discussions entre maréchaux n'ont malheureusement que trop existé. Dès l'Espagne, on les