‹ Napoléon I et le roi de Hollande, 1806-1813; d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 3 sur 4 · CHAMPAGNY · texte numérisé non relu

CHAMPAGNY

Paris, le 25 Mai 1810. duc de Cadore.

Son Excellence Monsieur de Roell , ministre des affaires étrangères du royaume de Hollande.

5. Le chargé dJaffaires de la France an ministre des affaires étrangères de la Hollande

Monsieur,

La nouvelle de l'outrage récent fait à son ambassadeur dans la personne d'un de ses gens, et le retard de la satisfaction demandée, satisfaction qui n'a pu être obtenue par l'ambassade dans aucune des circonstances analogues de cet hiver, ont, comme il était facile de le prévoir, excité le plus vif ressentiment de Sa Majesté l'empereur et roi. Sa Majesté a ordonné par courrier extraordinaire à son ambassadeur de quitter sur le champ Amsterdam, et elle a pris la résolution de ne plus entretenir qu'un chargé d'affaires en Hollande, comme de n'admettre qu'un chargé d'affaires de Hollande à Paris.

Je suis, monsieur, chargé de vous faire connaître que S. M. I. et R. a de plus résolu de prendre des mesures pour que les malveillants d'Amsterdam ne se flattent pas de l'offenser impunément. Je dois enfin vous demander 1^ que l'ancien bourguemaître d'Amsterdam soit

rétabli dans sa place ; 2° que tous ceux qui ont fait partie du rassemblement qui a insulté les gens de l'ambassadeur, soient remis au pouvoir de Sa Majesté.

Telles sont, monsieur, les demandes que S. M. I. m'ordonne de vous adresser. Je ne réexpédierai mon Courier que demain vers midi. J'attends pour cette heure de Votre Excellence une réponse quelconque, qui puisse me mettre à même de faire connoître à ma cour les résolutions de votre gouvernement dans cette circonstance.

Je vous prie de recevoir, monsieur, l'assurance de

ma haute considération.

Serrurier.

Amsterdam ce 28 Mai 1810.

Son Excellence Monsieur Roell.

6. Rapport du commissaire de police d'Amsterdam au grand bailli d^ Amsterdam,

{Traduction. ^) Au grand Bailli de la ville

d'Amsterdam.

Le soussigné a l'honneur de rapporter que, par suite de vos ordres , il s'est rendu le 16 de ce mois

1) Voyez ici la pièce originale:

Aan den Heere Hoofdofficier der stad Amsterdam.

Hceft de ondergeteekende de eer te berigten , dat hij ingevolge uwe orders zicli vervoegd heeft op den 16den dezer aan het Hôtel van Zijne Exe. den Franschen ambassadeur, ten einde deszelfs koelsier te verzoeken dien avond ten 7 uren aan uw hais of den volgende ogtend op het Stadhuis of ten drie ure aan uwe woning te komen ; dat de koetsier

à l'hôtel de Son Exe. l'ambassadeur de la France, afin d'inviter son cocher à venir le soir à 7 heures chez vous, ou le lendemain matin à l'hôtel de ville, ou à 3 heures dans votre demeure ; que , ne trouvant pas le cocher à l'hôtel, le soussigné lui a parlé à l'écurie; qu'alors celui-ci promit de venir à l'un des trois temps précités, racontant à cette occasion que le dimanche passé dans le Torensteeg il fut assailli et injurié par quatre ou cinq personnes, qui lui étaient

zich niet aan het hôtel bevindende de ondergeteekende heru aan de stal gesproken heeft, wanneer dezelve aannam op een der hier voren genoemde tijden te zullen komen , verhalende bij die gelegcnheid , dat hij den vorigen Zondag middag in de Torensteeg door vier of vijf personen hem onbekend, en die hij , als liij ze weder zag , niet zou herkennen , was aangevallen en uitgescholden , hebbende een derzelven hem een slag of stoot in 't gezigt gegeven, terwijl een ander de rok wilde uittrekken, ten einde met hem te vegten, dog waarop hij assistentie aan de wacht had gevraagd, als wanneer een sergeant met hem mede was gegaan naar de plaats, alwaar het bovenstaande was voorgevallen , doch geen dier personen aldaar had gevonden ;

dat de ondergeteekende van U vernomen hebLende, dat de koetsier niet gecompareerd was, zelve nog tweemaal aan zijne woning is geweest, en uit uw naam verzogt heeft den koetsier op de eene of andere morgen op het comptoir te komen, welke boodschap door een ander bediende van Z. Exe. is aangenomen, met belofte van die aan den koetsier te zullen overbrengen ;

dat de ondergeteekende eindelijk die boodschap zoo door een particulier als door de dienaars J. Wassing en D. van der Vijgh tôt zeven à acht reizen heeft doen herhalen en telkens berigt ontvangen , dat de gemelde koetsier komen zoude , tôt dat eindelijk de laatstgemelde dienaar hem op heden gerapporteerd heeft, den koetsier gesproken te hebben, en dat die hem gezegd had " niet te knnnen komen , alzoo hij het te druk had met inpakken. //

Amsterdam, Uw WelEd. Gestr. dienaar,

28 van Bloeimaand 1810. R. Genietz.

inconnues et qu'il ne reconnaîtroit plus en les revoyant, desquelles personnes l'un lui a donné une tape ou un coup au visage, tandis que l'autre vouloit ôter son surtout pour se battre avec lui, sur quoi pourtant il avoit demandé l'assistance à la garde; qu'alors un sergent étoit allé avec lui à la place où ce qu'il vient de raconter avoit eu lieu, mais il n'y avoit trouvé aucune de ces personnes-là;

que le soussigné, ayant appris de vous que le cocher n'avoit pas comparu, a été lui-même encore deux fois à sa demeure et a prié en votre nom le cocher de venir l'un ou l'autre matin à votre bureau, laquelle commission a été reçue par un autre domestique de Son Exe. avec promesse de la faire parvenir au cocher ;

que le soussigné enfin, tant par un particulier que par les agents de police J. Wassing et D. van der V§gh, a fait répéter cette commission jusqu'à sept ou huit fois, et a toujours reçu le rapport que ledit cocher viendroit; jusqu'à ce que finalement l'agent nommé en dernier lieu lui a rapporté aujourd'hui avoir parlé au cocher et que celui-ci lui avoit dit : „ ne pouvoir venir vu qu'il étoit trop affairé à faire les coffres."

Votre très soumis serviteur, Amsterdam, 28 Mai 1810. R. Genietz.

7. Le ministre des affaires étrangères de Hollande au chargé d^ affaires de France.

Amsterdam, 29 Mai 1810.

Monsieur .

Je n'ai pas manqué de mettre sous les yeux du roi

l'office que vous m'avez adressé en date d'hier, contenant les intentions de l'empereur et roi de n'avoir désormais plus d'ambassadeur en Hollande, comme de n'en admettre un de Hollande à Paris ; et demandant ensuite :

1°. que l'ancien bourguemaître d'Amsterdam soit rétabli ;

2^. que ceux qui ont fait partie du rassemblement, qui a insulté les gens de l'ambassadeur, soient remis au pouvoir de l'empereur.

Je ne vous cacherai pas, monsieur, le sentiment pénible qu'a éprouvé le roi du motif qui paroit avoir donné lieu à la résolution de Sa Majesté Impériale détaillée dans la première partie de votre office. Dans la réponse que je viens d'adresser à Son Excellence Monsieur de Cadore , à la lettre que vous m'avez remise hier de sa part, je me suis entretenu amplement à ce sujet.

Quant aux deux demandes contenues dans la seconde partie de votre office, je suis chargé de vous répondre :

1^. que bien loin que la démission du bourguemaître d'Amsterdam doive être considérée comme un renvoi involontaire, comme paroit le supposer la demande de son rétablissement dans sa place, il est au contraire de fait que ce magistrat, dont le roi a toujours su apprécier les mérites et faisoit le plus grand cas, avoit déjà fait des démarches pour obtenir sa démission longtems avant le départ de sa Majesté pour Paris; que ce n'est que sur les plus fortes instances, que quoique ses fonctions cessoient de droit au 1 Janvier

de cette année d'après les règlemens existans, il s'est laissé persuader à les continuer Jusqu'à ce que le roi auroit terminé ses affaires en France, de sorte qu'en accordant à Monsieur van de Poil sa démission à cette époque, Sa Majesté n'a fait autre chose que de remplir scrupuleusement les engagemens qu'elle avait pris à son égard. Aussi me crois-je fondé de vous assurer qu'aucun moyen de persuasion seroit capable de l'engager à reprendre ses anciennes fonctions;

2°. que le roi, ne demandant pas mieux que de donner à Sa Majesté Impériale et Royale une satisfaction proportionnée à la gravité de l'insulte mentionnée dans votre office du 13 de ce mois, ainsi que j'ai déjà eu l'honneur d exprimer dans ma réponse, s'engage à faire traduire devant le tribunal d'Amsterdam ou tel autre qui sera trouvé compétent, les personnes prévenues de l'outrage dont il s'agit , de manière qu^ils soient punis selon toute la sévérité des loix et des usages ; mais afin de pouvoir faire l'enquête nécessaire il sera indispensable que la personne lésée se rende auprès du Grand Baillif de la capitale, dont les attributions portent qu'il soit accusateur public en pareil cas, afin de lui fournir tous les renseignemens possibles pour le mettre à même de pousser la chose avec vigueur. Dès le premier jour ce magistrat, qui étoit chargé de ne négliger aucun moyen qui pût tendre au succès de ses perquisitions, avoit demandé auprès de lui la personne en question, mais nonobstant les instances réitérées faites de sa part, il n'a pu réussir jusqu'ici dans sa demande.

Je dois par conséquent vous prier, monsieur, de vouloir bien interposer votre autorité pour que cette personne ne tarde pas plus longtems à se rendre auprès du Grand Baillif, afin que celui-ci soit dans le cas de prouver bientôt par le fait, que participant tout à fait l'indignation que le roi a éprouvée à la première nouvelle de l'insulte, il ne participe pas moins le désir de Sa Majesté de donner à l'empereur et roi une preuve éclatante de l'indignation que de pareils désordres doivent lui causer.

Recevez, monsieur, l'assurance etc.

ROELL.

A monsieur Serrurier, chargé d'affaires de France.

8. Le ministre des affaires étrangères de Hollande au ministre des affaires étrangères de France,

Amsterdam, le 29 Mai 1810.

Monsieur le duc,

Ce n'est qu'avec un sentiment de profonde douleur que le roi mon maître a appris les motifs qui ont déterminé Sa Majesté Impériale à rappeller auprès d'elle son ambassadeur en Hollande , et à déclarer qu'il n'y auroit plus d'ambassadeur de Hollande à Paris, mais que les affaires seroient traitées désormais réciproquement par des chargés d'affaires dans les deux pays. Le roi étoit si éloigné de pouvoir s'imaginer que l'insulte, qu'on se plaint avoir été faite à un des domestiques de Monsieur le comte Larochefaucould

auroit pu provoquer une pareille mesure, que Sa Majesté s'étoit au contraire flattée que le gouvernement François auroit vu dans la conduite de celui de la Hollande une preuve non équivoque de son désir à donner toute la satisfaction que la gravité de l'insulte exigeait. Si Ton eût fait envisager ce qui a eu lieu sous son vrai point de vue, je me tiens persuadé que Sa Majesté Impériale et Royale, tout en insistant sur la recherche et la punition des coupables, n'auroit vu dans le retard qui a lieu à cet égard qu'une suite naturelle des circonstances, et nullement un manque de zèle à donner la satisfaction demandée, à laquelle au contraire le gouvernement Hollandois devoit être porté aussi bien par intérêt que par conviction.

Voici le cas, et que maintenant votre Excellence juge. Dimanche le 13me ce mois un des gens de l'ambassadeur passe, à ce qui est dit, dans le voisinage du Palais: on lui demande s'il appartient à l'ambassade de France, et sur sa réponse affirmative on lui applique des coups; un attroupement se forme aussitôt; la personne en question s'adresse à la sentinelle voisine; celle-ci ne se croyant pas autorisée à se mêler de l'ajBfaire, il entre dans le corps de garde, demande du secours et l'obtient, de manière que l'attroupement se disperse aussitôt.

Tel est, monsieur le duc, en peu de mots le récit du fait, tel qu'il se trouve dans l'office qui m'a été adressé le même soir par monsieur le secrétaire de Tambassade en l'absence de l'ambassadeur. Votre Excellence sentira que je n'ai eu rien de plus empressé que

de demander aussitôt des renseignemens au ministre de la Police, qui, n'ayant reçu aucune information sur ce qui venoit de se passer selon l'office de Monsieur Serrurier, prit sans délai toutes les mesures pour avoir les renseignemens nécessaires et pour a,tteindre , d'après cela, ceux qui seroient trouvés suspects de l'attentat.

Je fis part de tout ceci à Monsieur Serrurier le" lendemain matin lorsqu'il me fit l'honneur de passer chez moi, en lui faisant sentir en même tems la difficulté qu'il y auroit à trouver aussitôt qu'il seroit à désirer les coupables, que la personne insultée elle même disoit ne point connoître. Je lui observois cependant que par le concours de la légation avec le ministère de la police , je me flattois qu'on finiroit par en venir à bout.

Le même jour j'adressai à l'ambassadeur l'office ci joint, que sans doute il aura eu soin de porter à la connaissance de votre Excellence, et dont le contenu lui aura pu faire voir l'indignation qu'à éprouvé le roi à la nouvelle de ce qui venoit d'arriver et le désir de S, M. de donner aussi promtement que possible la satisfaction demandée, qui était la punition des coupables. Mais pour parvenir à cette punition, il falloit d'abord les atteindre; pour les atteindre il falloit les connoître, et pour les connoître il falloit l'assistance de celui qui se disait la personne lésée. A cet effet le grand baillif de la capitale, dans les attributions de qui seul, et non dans celles du bourguemaître , dont les fonctions sont simplement et purement administratives, est compris tout ce qui regarde le maintien du

bon ordre, a fait demander dès les premiers jours chez lui la personne en question, afin d'avoir d'elle-même quelques notions précises sur l'endroit et l'heure où le fait devait avoir eu lieu, ainsi que sur les circonstances qui dévoient l'avoir accompagné. Les instances à cet effet ayant été vaines, j'ai été prié d'en entretenir l'ambassadeur et de demander à Son Excellence, s'il y avo.it des difficultés de sa part à ce que cet homme se rendit chez le Grand Baillif à l'effet indiqué. Son Excellence m'ayant assuré qu'elle ne s'y opposoit en aucune manière, et connoissance de ceci ayant été donnée de ma part au Grand Baillif, celui-ci a fait demander depuis à différentes reprises que la personne indiquée voulût se rendre auprès de lui, mais jusqu'ici sans le moindre succès, ayant été répondu de sa part, encore hier matin j qu'il se trouvoit trop occupé ce jour-là pour venir, ainsi qu'il conste par le procèsverbal de la personne chargée de lui parler. Voilà donc plus que quinze jours découlés, que l'ambassade de France se plaint d'un attentat commis envers un de ses gens, et dont elle demande avec raison une satisfaction éclatante, sans qu'on ait pu parvenir encore à obtenir que cette personne veuille fournir à l'autorité compétente les notions si nécessaires pour réussir dans les perquisitions.

Que faut-il penser, monsieur le duc, d'une pareille conduite? Elle a causé au roi un sentiment d'autant plus pénible, que le retard de la satisfaction demandée devoit naturellement donner lieu à Topinion, qu'on n'attachoit point de prix à la découverte du coupable,

dont cependant le contraire est prouvé par tout ce qui a déjà été mis en oeuvre pour y parvenir.

Je n'occuperai pas davantage pour le moment l'attention de Votre Excellence sur cette malheureuse affaire. Je me bornerai à l'inviter de mettre ce que j'ai eu l'honneur de lui communiquer sous les yeux de Sa Majesté Impériale et Royale, dont le roi se flatte que la religion, éclairée par le vrai exposé de de ce qui a eu lieu, ne voudra pas faire exécuter une détermination qui ne sauroit être attribuée qu'à des informations moins exactes sur l'affaire dont il s'agit et à l'égard de laquelle le roi se flatte que son auguste frère finira par lui rendre la justice, que les expressions contenues dans mon office du 15 de ce mois à l'ambassadeur de France ne sont point de vaines paroles, mais entièrement conformes à ses sentiments.

En conséquence je prie Votre Excellence de vouloir engager l'empereur et roi à consentir que non seulement la légation françoise en Hollande soit remplie de nouveau par un ministre du premier rang, mais aussi que l'ambassadeur de Hollande à Paris puisse continuer à y exercer provisoirement ses fonctions actuelles, dans lesquelles il a eu le bonheur se rendre en même tems utile à son souverain et agréable à celui auprès duquel il a l'honneur d'être accrédité.

En attendant, je me fais un plaisir d'assurer Votre Excellence que la personne à laquelle Sa Majesté Impériale daignera de confier les fonctions de chargé d'affaires en Hollande sera toujours agréable au gouvernement hollandois, qui ne manquera pas d'ajouter

foi et créance entière à tout ce qu^elle sera dans le cas de lui dire de la part de son souverain. Quand à moi en particulier, Votre Excellence peut se tenir persuadée, que monsieur Serrurier rencontrera dans la gestion des affaires qui lui seront demandées toutes les prévenances , auxquelles a droit de s'attendre l'agent d'une puissance, aux intérêts de laquelle ceux de ma patrie sont si intimement liés, et dont la bienveillance est sans doute le plus ferme fondement de notre prospérité.

Avant de finir cette lettre je suis chargé de relever un passage qui se trouve dans la note, par laquelle Votre Excellence a fait connoître à l'ambassadeur Verhuell les intentions de Sa Majesté Impériale, savoir celui, ou il est dit que si l'on n'eût pas renvoyé l'ancien bourguemaître , qui était un homme sage, l'affaire en question n'aurait pas eu lieu. Sans doute, monsieur le Duc, le bourguemaître van de Poil est un homme éclairé et sage, dont le roi a toujours su apprécier les mérites, mais ses fonctions, comme je l'ai déjà observé plus haut, n'étant que purement administratives et n'ayant rien de commun avec la police, il est difficile de se persuader que s'il eut resté en place il auroit été en état de prévenir des insultes quelconques, que des malintentionnés se seroient avisés de faire. Et quant à la démission de ce magistrat, qui paroit avoir été représentée à Votre Excellence comme un renvoi , il suffira d'entendre le bourguemaître même pour être convaincu que bien ]oin de pouvoir être considérée comme tel, cette démission n'a été que la

suite d'instances réitérées de sa part, faites déjà avant le départ du roi pour Paris, mais auxquelles le bourguemaître a renoncé alors, sous la condition expresse que Sa Majesté ne se refuseroit pas à lui accorder sa démission et son repos, aussitôt qu'elle pourrait entrevoir le terme de son absence, de sorte que le roi en la lui accordant à cette époque n'a fait que remplir ses engagemens contractés avant son départ: et je doute si aucun moyen de persuasion pour engager monsieur van de Poil à reprendre les fonctions de bourguemaître seroit capable de l'y déterminer.

Je saisis cette occasion pour renouveller à Votre Excellence la très haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être....

ROELL.

A S. E. Monsieur le Duc de Cadore, Ministre des relations entérieures de Sa Majesté l'Empereur des Français, Eoi d Italie.

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