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L'homme de guerre, voilà sans doute ce qui a dominé en Napoléon Bonaparte. Comme tel, sa renommée à retenti par le monde,—retenti d'autant plus, qu’il ne füt, comme Charles XIT, qu’un météore militaire. En effet, une carriére dont le résultat a été l’amcindrissement de la France sar la perte de ses colonies et d’une partie considérable de la frontiére qu’elle possédait même sous l’ancienne monarchie, ne reste pas comparable, par exemple, à celle du Grand Frédéric, qui a renouvellé tout l’art de la guerre, et qui, aux prises avec la France, l’Autriche et la Russie réunies, a résisté non-seulement à cette ligue apparamment irrésistible ; mais a aussi élevé l’£iectorat de Brandebourg au rang des grandes p.issances de l’Europe. Voilà ce que dit la simple raison, et cependant je ne manquerai pas de passer pour un téméraire aristarque. On va s’exclamer contre moi, je le pressens. Aussi m’empressé-je de me mettre en quête des hautes autorités qui mettent tout le monde à même d'apprécier Napoléon à sa juste valeur, même comme capitaine. Pour réussir au bout du compte, il ne suflit pas d’avc r certaiues qualités guerriéres : il faut les réunir toutes c1 presque toutes. “ Napoléon, dit M. Capefigue, est impétueux et sublime dans l’attaque, mais désordonné et irréfléchi Janus la retraite. Ses plans sont sub'tement conçus comme une illumination soudaine. Les chances diverses les modifient avec l'instinct de l’uigle. (*) Mais au moindre
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[*] Quelque ingénieux qu’il fût cependant, lord Wellington, dans sa marche de la frontière du Portugal au torrent de Bayas, et Kutusof, dans la retraite de Russie, lui apprirent qu'une marche de flanc est plus productive qu'une poursuite sur lestalons. Votre vieux renard Kutusof m'a trompé par sa marche sur mes flancs, disait-il au général Protoratsky. Les alliés lui apprirent aussi à Waterloo, que la auit n’est pas nécessairewent le terme des combats.