‹ Napoléon IerChapitre 6 sur 8 · NA4»0LK · texte numérisé non relu

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1800 parut d'abord un édit déclarant closes les listes des émigrés et autorisant le goaverAement à effacer tous ceux qui en feraient la demande en déclarant renoncer aux biens dont ils avaient été antérieurement possesseurs. Puis on fît des radiations en grand nombre (les constitutionnels de 1789, des milliers de prêtres bannis etc.) ËnGn après la signature de la paix avec les puissances étrangères, le gouvernement accorda une amnistie générale, toujours avec la restriction que les acquéreurs de biens nationaux seraient À l'abri de toute revendication. A peine cette loi eutelle été promulguée que les familles bannies revinrent en masse ; il n'y en eut pas moins de quarante [ mille. Grâce à cette mesuxe etauJ^onçQrdat qui met- / lait fin au scbisme intérieur, la réorganisation de la / Franc e se trmrvaterminée dans ses parties essentieU^s^^^^

Elle s^tâit accomplie non sans rencontrer une op- ' r position marquée. Le caractère a utocratiq ue du gouv.firi]|ement de Napoléon qui allai ts'accen tuant de jour en jour, lui suscita des adversaires dans les chambres et en dehors de celles-ci. C'étaient d'abord les constitutionnels libéraux qui, sous la conduite de Benjamin Constant, l'ami intime de M"^^ de Staël, faisaient, au Tribunat et dans le monde, une vive opposition à la tendance absolutiste du Premier Consul. En attaquant ses créations utiles et nécessaires, telles que les lois financières et judiciaires, ils ne le poussaient que davantage sur la pente où il glissait. Puis c'étaient les Jacobins et les terroristes irréconciliables. Dans leurs conciliabules — Fguçhé était tenu au courant par ses agents — ils complotaient de renverser le nouveau système et de faire périr l'homme qui l'incarnait et leur complot, à ce qu'assure l'envoyé prussien, n'échoua que parce qu'ils n'avaient pas assez de fonds pour soulever la populace. C'étaient enfin les royalistes rigides qui restaient fidèles à Louis XVIII

«& dépît de tout et haïssaient Napoléon parce qu'ils voyaient en lui le principal obstacle à la réalisation 4e leurs espérances, *Ces derniers étaient dirigés par l'infatigable Georges Gadoudal, chef vendéen vivant à. rétrKBkger ; ils recevaient des subsides de TAngie- 4iem. Leors représentants à Paris étaient le jeune fiyde de Neuville et Andigné. Deux mois à peine après le ooui» d'État, Bonaparte leur avait dit : « Les Bourboas n'ont plus de chances. Venez sous mes drafieamx, avait-il ajouté, cherchant à les gagner, mon g>omv«raiement sera le gouvernement de la jeunesse ^de l'espriL Rougiriez-vous de porter un habit que iporte Bonaparte ? » Mais il avait déployé toute sa aédttctkm en pure perte. Quelques-uns d'entre les jrayaltstes ne reeulèrent même pas devant le crime et fliireat à exécution ce que les Jacobins avaient voulu faine. Quand le ^JLrJAAAmj^rA IRQQ, hv p^»'-, '^ pT.orr.i'm>^ consiil se rendit à l'Opéra, il faillit être la victime d'une machine infernale (un baril de poudre, de balles et d'artifices) qui fit explosion dans la petite rue Saint- Nicaîse et tua plusieurs passants. Aucun projectile ne l'atteignit. Au début, l'on crut que les radicaux étaient les auteurs du guet-apens et, avec l'assentiment du Sénat et du conseil d'État, Napoléon fit condamner eent b*ente d'entre eux à la déportation, peine des pl-us cruelles. Plus tard, seulement, on découvrit les véritables coupables. La plupart avaient eu le temps Ae fuir et deux seulement purent être exécutés. Les terroristes condamnés à la déportation n'en furent pas moin« envoyés aux colonies « car, disait Fouché, il ne s'agissait pas seulement de punir le passé mais avant tout d'assurer l'ordre social. » Un certain nomhre ide radicaux furent déportés sans jugement, entre autre trois généraux qui ne cachaient pas leurs sentimenis républicains et auxquels on reprochait d'avoir voulu soulever l'armée contre le Premier Consul.

— Nopoloon Oïl vonftît h rnrhi traire. D'ailleurs, lorsqu'en janvier 1800 il supprimait soixante journaux des soixante-treize qui paraissaient alors et qu'il défendait d'en fonder de nouveaux, c'avait été de l'arbitrairedéjà *, tout comme lorsqu'en 1802 il combattit l'opposition que lui faisait le Tribunat. Cette assemblée ayant rejeté certaines parties du Code civil, à la rédaction desquelles Napoléon avait lui-même collaboré, celui-ci eut un instant l'idée d'un coup d'État vu que la Constitution n'accordait pas au gouvernement le droit de dissoudre les Chambres. Cambacérès parvint à lui faire prendre un biais et à sauver les apparences. L'article 38 de la Constitution de l'an VU! portait que tous les ans les membres du Tribunat et du Corps législatif seraient renouvelés par cinquième. Le moment était venu de procéder à ce renouvellement. La constitution étant muette sur la manière dont il s'opérerait, on résolut de ne pas tirer au sort les noms des membres sortants, ce qui eût été logique et équitable mais de faire désigner par le Sénat non seulement le cinquième nouveau, mais aussi le cinquième sortant. Le Sénat redoutant de perdre la faveur

1 II se montrait bien ingrat vis à vis des journaux que quatre ans auparavant, lorsqu'il partait pour la campagne d'Italie, il avait engagés « à écrire sur lui, et rien que sur lui » et qui en effet n'avaient pas peu contribué à rendre son nom glorieux. Ce n'était d'ailleurs que le premier pas dans la voie qui allait aboutir, trois ans plus tard, au rétablissement de la Censure. L'arrêté du 27 septembre 1803 porte en effet que : afin d'assurer la liberté de la presse (I) aucune librairie ne pourra mettre en vente un livre quelconque sans l'avoir au préalable soumis à une commission de revision qui le lui rendra s'il n'y a aucun motif à censure. Les mêmes règlements s'appliquaient aux pièces de théâtre qu'on voulait faire représenter. Le Premier Consul dans ses mesures contre les journaux se sentait d'ailleurs encouragé par l'opinion publique qui, soucieuse de la paix intérieure, ne voyait pas avec déplaisir la presse trop disputeuse et souvent vendue, soumise à une réglementation sévère.

de Napoléon obéit, et le Tribunat comme le Corps législatif virent disparaître en janvier 1802 tous ceux d'entre leurs membres qui avaient eu le malheur de lui déplaire (les Benjamin Constant, Chénier, Chazal, Daunou et autres). Ils furent remplacés par des hommes complaisants qui votèrent sans opposition tous les projet- repoussés par leurs prédécesseurs, ainsi que d'autres qui ne leur avaient pas été soumis, tels que les dispositions concernant les émigrés, le Concordat, la Légion d'honneur. Un jour que ses frères essayaient de lui faire comprendre que l'opposition était chose nécessaire, qu'à l'appui de leur thèse ils lui citaient l'Angleterre, le Premier Consul leur répondit : « Quant à moi je n'ai pas encore compris les avantages d'une opposition quelconque. Quelle qu'elle soit, elle ne sert qu'à déconsidérer le pouvoir aux yeux du peuple. Qu'un autre vienne gouverner à ma place, et s'il ne fait pas comme moi l'effort d'imposer silence aux bavards, il verra ce qui lui arrivera. Je vous dis, moi, qu'il faut l'unité absolue de pouvoir pour bien gouverner. »

Une fois les Chambres remaniées. Napoléon allait leur demander autre chose encore que de la complaisance. L'autorité dont il jouissait était loin de lui sembler assez absolue. Il n'était, aux termes de la constitution, qu'élu pour dix ans, cela ne s'accordait guère avec ses vastes projets. Aussi la constitution de. 1799 était-elle l'objet de sa haine comme l'avait été, pour les mêmes motifs, celle de l'année 1795. Il vo^laiLxégner sur la France, régner comme les autres souverains régîTarenTsiir leurs États, ne plus être retenu et humilié par un mauvais petit article qui fixait à son altière vanité un terme qu'il pouvait calculer à une minute près. Mais plus il poursuivait son but avec passion, plus il mettait de soin à le cacher jusqu'à ce que dans les derniers jours du mois

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de mars de Tan 1802, la paix définitive eût été conclue avec l'Angleterre et que, porté par sa popularité à présent plus universelle encore, il pût le laisser de* viner quelque peu. Mais la majorité du Sénat ne le devina pas tout entier car elle proposa de lui conférer, en signe de reconnaissance pour les grands services qu'il avait rendus à l'Etat, le consulat pour dix autres années. Napoléon fut outré. Il allait s'emporter et refuser ce qu'on lui offrait quand Cambacérès — d'autres disent Lucien — trouva une fois de plus un biais: l'appel à la nation. Il répondit par conséquent aux Sénateurs qu'il ne saurait accepter, à moin& que le peuple, qui l'avait une première fois revêtu du pouvoir suprême, ne fût de nouveau consulté. Seulement la question qu'il soumit au vote populaire différa grandement du vote du Sénat car elle était formulée comme suit : « Napoléon Bonaparte sera-t-il Consul à vie et aura-t-il le droit de désigner son suc* cesseur ? »

Il avait cette fois-ci encore calculé juste car trois millions et demi de oui — contre quelques milliers k peine de non, — tels furent les résultats du plébiscite. Dès lors le Sénat savait ce qu'il avait à faire. Il s'empressa de transmettre à l'élu de la nation l'expression de la gratitude du peuple français et deux jours plua tard, par le Sénatus-consulte du 4 août 1802, il donna un^ extension considérable aux pouvoirs dont le Premier Consul était revêtu 1 t)trlui""cuucédait le droit exclusif de gracier les condamnés, de ratîQer les traités conclus avec les puissances étrangères et de nommer les Sénateurs. Cette dernière prérogative était surtout énorme si l'on considère le pouvoir qu'acquérait le Sénat lui-même : par des arrêtés spéciaux (Sénatus-consultes) il pouvait interpréter la constitution, l'amender ou la suspendre totalement pour certains départements, suspendre les cours d'assises.

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et casser les jugements des tribunaux quand lisseraient attentatoires à la sûreté de l'État, tout cela sur un signe de Thomme qui gouvernait à présent la France en maître absolu. La monarchie était faite, faite non pas à la vérité telle que Napoléon la désirait, c'est-à-dire sous la forme du pouvoir héréditaire mais du moins de fait, et pour le moment il s'en tint là * : « Je suis dès ce moment, dit-il, au niveau des autres souverains, car au bout du compte ils ne sont aussi quelque chose qu'à vie. Il ne faut pas que l'aurité d*un homme qui mène toutes les affaires de l'Europe soit précaire ou du moins le paraisse ». Quand deux ans plus tard il placera, de ses mains, la couronne de France sur sa tôte, elle ne sera autre chose que le signe extérieur d'un pouvoir dont il est, dès à présent, le détenteur.

Ce qui favoris aU^soiL éléKatiûJCLdéfinitiYe . aa. rang ; de Souverain unique et absolu, c'était Topinion publique, l'opinion de la grande masse n'appartenant à aucun parti, la même qui avait été son alliée occulte torsdu 18 Brumaire. To utes ses s ympathiesétaient pour l'homme qui avait mis fin à ranarchië, "qcri^ tïvait fon3el!5r3îa^0t 4a prospérité et fait la paix avec tous les Etats. C'était surtout ce dernier point qui lui valaîTsa popularité *. Mais que les Français connaissaient peu l'homme au pouvoir arbitraire duquel ils soumettaient les destinées de leur pays ! Il ii'était point l'homme de la paix. Certes il a su, au prix d'un la-

1 On n'a d'ailleurs pas reculé devant le nom. Car c'est comme la monarchie républicaine que le Journal de Paris^ organe officieux du gouvernement, désignait le nouveau système dans les premiers jours de l'année 1803.

> L'article II du Sénatus-consulte du 4 août 1802 est ainsi conçu ; « Une statue de la Paix, tenant d'une main le laurier de la Victoire, et de l'autre le décret du Sénat, attestera à la postérité la reconnaissance de la Nation ».

beur incessant et d'une énergie à nulle autre pareille, rendre de nouveau la France forte et puissante, mais ce n'était pas en vue de la paix qu'il avait travaillé, tout au contraire c'était en vue d'une lutte dont le prix devait être l'extension de sa domination bien au delà des frontières du pays.

Chapitre I. — Parmi les ouvrages déjà anciens sur la jeunesse de Napoléon, nous en citerons trois dont les auteurs ont puisé aux sources, tout en se montrant partiaux pour leur héros : Coston, Biographie des premières années deNapoléon-Bonaparte{lSiO) ; LiBRi, Souvenirs de la jeunesse de Napoléon (Revue des Deux Mondes de 1842) ; Nasica, Mémoires sur l enfance et la Jeunesse de Napoléon P', jicsqu^à Vâge de 23 ans (ISM). Comme historien opposé à Napoléon, nous citerons Lanfrey, Histoire de Napoléon /". Pour les années de jeunesse, il n'est pas assez complet. Une première tentative de donner du nouveau, fut faite par Boehtlingk dans Napoléon Bonaparte, seine Jugend und sein Emporhommen bis zum 13. Vendémiaire, léna 1877 (2® édition, non revue, Leipzig 1883) ; puis par Jung, dans Bonaparte et son temps (1769-1799), d'après les docu- ^ ments inédits, Paris 1880-81. L'auteur fournit des données authentiques, puisées aux archives de la guerre et met, sous bien des rapports, de Tordre dans le désordre chronologique qui règne chez Coston et les auteurs qui suivent celui-ci. Sur la généalogie des

Bonaparte on consultera : Reumont, Beitraege zur italienischen GeschichteyW , Les condisciples de Napoléon que nous mentionnons, sont Bourrienne, qui parle du séjour à Brienne dans se^ Mémoires (i'^^ vol.) et un second qui publia en 1797 Some account of the early years of BorMparte at the military school of Brienne en signant C. H. Le même ouvrage parut en français (de Bourgoing) : Quelques notices sur les premières années de Bonaparte^ Paris, an VL Lire aussi ; Traits caractéristiques de la jeunesse de Bonaparte, Leipzig, 1802. Les Mémoires de Lucien Bonaparte (publiés par Jung, Paris 1882, tome P"*) donnent des détails sur l'enfance de Napoléon ; Ségur dans Histoire et Mémoires, parle du séjour à l'école militaire. Quant à ce que Napoléon dit lui-même sur ses années de jeunesse, voir entre autres : M°^ de Rémmsat, Mémoires (I, p. 267 et suivantes), les souvenirs de Las Cajsbs et deMoNTHOLON à Sainte- Hélène et Antommarchi, Leg derniers moments de NapO"lèon. On trouvera des lettres se rapportant à cette période dans Du Gassb, Supplément à la correspon,-^ cUmce de N^ipoléoti P", Paris 1887. Les œuvres de jeunesse de Napoléon se trouvent, en partie, dans Paui* hjÊcnoix, Œuvres politiques et UUéraires de Napoléon 7°', Paris 1840, dans Kermoysan, Napoléon (1853) et Martel, Œuvres littéraires de Napoléon /«, 1^' vol. (1888).

Pour ce qui est de la date de la. naissance de Napoléon, on a prétendu de son vivant encore, qu'il s'était rajeuni d'un an (Voir l'article Bonaparte dans la Biographie universelle de Michaud). Boehtlingk a réédité la chose sans fournir de preuves suffisantes. C'est Jung, qui, le premier a élevé des objections sérieuses contre la date du 15 août 1769. Il a en effet produit un extrait des registres de l'état civil de Corte, d'après lequel un Naàulione Uuonaparte au-

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rait été baptisé le 8 janvier 1768. Le même document reparaît presque identiquement — il n'y a que le nom peu italien de Joseph placé devant Nabulione — aux archives d'Ajaccio, comme étant l'extrait du baptême de Joseph Bonaparte. En un, Jung cite l'acte de mariage de Napoléon où le fiancé est porté comme étant né le 5 février 1768. En se basant sur ces preuves, il cherche à démontrer que Napoléon était l'aîné des enfants de Charles Bonaparte, étant né en 1768 et que le père a produit non pas son extrait de baptême, mais celui de Joseph pour prouver qu'il n'avait pas plus de dix ans, limite d'âge pour l'entrée à l'école de Brienne. Il y a bien des objections à faire à ce sujet : 1** Il existe aux archives du ministère de la guerre, à Paris, un extrait de baptême rédigé le 21 juillet 1771, portant que ce jour, un fils de Carlo Bonaparte, né le 15 août 1769, fut baptisé et reçut le nom de Napoléon; 2** En juillet 1776, Charles Bonaparte a, dans sa requête, sollicité une bourse dans une des écoles royales, pour ses deux fils aînés. Il dut indiquer exactement l'âge des enfants et joindre à sa requête les extraits de baptême et en elfet il y a aux archives de la guerre l'extrait de baptême, légalisé le 23 juin 1776, de Napoléon, né le 15 août 1769. L'examen de cette demande dura des années ; le ministère de la guerre fit prendre des informations, exigea les preuves de noblesse et autres choses de ce genre ; on arriva ainsi à l'an 1779 où, conformément aux règlements, un seul des enfants, celui qui était né en 1769, pouvait être pourvu d'une bourse. Comment le père aurait-il pu, pendant que sa requête et toutes les pièces s'y rapportant étaient dans les cartons du ministère, trouver l'occasion de substituer l'extrait de baptême de Napoléon à celui de Joseph, c'est-à-dire de falsifier les deux documents ? Mais avant l'envoi de sa demande, en 1776, il n'avait au-

cune raison de faire cette substitution. Finalement on donna, au ministère, la bourse en se basant sur les extraits de baptôme, au cadet des deux enfants, qui seul y pouvait prétendre et l'on garda par devers soi, l'acte établissant la date de sa naissance. Ce cadet c'était Napoléon, voilà pourquoi son extrait de naissance se trouve encore actuellement au dossier. Dans le relevé officiel — du 23 janvier 1779 — des jeunes Corses existant dans les écoles militaires, on lit, à propos de l'école de Tiron, à laquelle Napoléon devait être versé d'abord, cette mention : « Napoléon de Buonaparte, né le 15 août 1769. Il a été agréé à la nomination du 31 décembre dernier et ne pourra être reçu que lorsqu'il aura fait ses preuves de noblesse » (Archives historiques^ artistiques et liltèraires, 1®' décembre 1889). On ne pourrait donc plus fixer la naissance de Napoléon à l'année 1768 que si l'on admettait la substitution non des extraits de baptême mais des enfants eux-mêmes. Cette hypothèse a trouvé des défenseurs (Voir Jung, I, p. 50, Hérisson, Le Cabinet noir, p. 123), seulement on leur objectera sans nul doute qu'il n'était guère possible qu'une pareille substitution se fît dans la maison du représentant de la noblesse corse, dont le gouverneur royal était l'hôte de tous les jours. Que si l'on cite le lait que plus tard les fils de Charles Bonaparte ont fourni des extraits de baptême inexacts, ne pourrait-on pas répondre que cela avait lieu entre 1793 et 1796, alors qu'il n'était pas possible de se procurer des extraits des registres corses, l'île étant en guerre avec la mère patrie et qu'il fallut s'en tenir au témoignage assez vague de quelques compatriotes. Voir aussi, au sujet de l'ancienneté de Joseph, les souvenirs de Meneval, dans son livre Napoléon et Marie-Louise, II, p. 194 et le 2° volume des Mémoires de Lucien Bonaparte publiés par Jung. Ce dernier n'a d'ailleurs

émis son hypothèse qu'en faisant certaines réserves. Sur les entreprises corses de Napoléon, voir surtout Jung, Napoléon et son temps et Lucien Bonaparte et ses mémoires i77o'i840y Paris. 1882, 1*' et 2« volumes. Ce qu'il dit servira à rectifier certains détails de l'exposé profond, d'ailleurs, de Boehtlïngk. Puis BiANCHi, Leitere inédite deP. Pao« (1790-1795) AdiU^ldi Rassegna Settimanale, décembre 1881 (11 lettres adressées au consul Baretti de Livourne) ; dans toute la biographie fort courte de Pozzo di Borgo dans le Russ, hist, Sbornik, II, p. 158 et suivantes, on ne trouvera que peu de renseignements et les dates n'en sont pas exactes. Voir en outre, les ouvrages déjà anciens, cités plus haut, en particulier Coston. Dans la suite on préféra faire le silence sur la période corse de la vie de Napoléon. Dans une Histoire de BonapartejPremier Consul, depuis sa naissance jusqu'à la paix de Lunéville, ouvrage évidemment inspiré qui parut en 1802, on lit, par exemple, à la page 20 : « Tout le temps qui s'écoula depuis l'aurore de la révolution, jusqu'à l'époque fameuse du siège de Toulon, en décembre 1793, fut consacré par Bonaparte à s'instruire dans la tactique militaire, qu'il cultivait en paix et dans l'obscurité ; car jusqu'au siège de Toulon, il vécut pour ainsi dire inconnu. »

Chapitre II. — A partir de ce moment c'est la Correspondance de Napoléon P"", publiée sous les auspices de Napoléon III, que nous suivrons. Elle débute par des lettres écrites dans la seconde moitié de l'automne de 1793, avant le siège de Toulon. La correspondance de Napoléon a été, comme on le sait, soumiseàun triage méticuleux avant la publication et depuis, c'est-à-dire à partir de 1856, on parle sans cesse de papiers du premier empereur qu'on aurait fait disparaître. On peut d'ailleurs, en partie, combler les la-

cunes que présente la Correspondance en recourant aux Mémoires de Joseph Bonaparte (publiés par Du Casse), à ceux de Bourrienne et aux pièces communiquées par CosTON et par Jung. Nous citerons en -outre comme ouvrages à consulter : les Œuvres de Napoléon dans la Correspondance y XXIX, les Mémoires attribués à la sœur de Robespierke, ceux de Marmont qui donne (I, p. 120) le rapport de Dugommier sur le siège de Toulon, de Doulcet de Pontécoc- I.ANT, d'HvDE DE Neuyille et ceux de la duchesse 4'Abrantes (femme de Junot) ; sur les différentes phases de la politique des partis, on consultera avec fruit : Louis Blanc, Histoire de la Révolution franr- <çais€, vol. XI, XII, Sybel, Geschiehte der Révolutionszeitj Mortimer-Ternaux, Histoire de la TerreuTy H. Taine, Les origines de la France content^ poraine, la Révolution, III, Helie, L>es Constitutions de la France^ C. Rousset, Les volontaires de 1791- 1794. La Correspondance de Mallet du Pan avec ^a cour de Vienne., 1794-1798 (2 volumes), publiée par André Michel, ne contient, à Tépoque de Vendémiaire, sur le compte de Napoléon, qu'une notice fort brève portant que c'était un Corse terroriste. Il semblerait dès lors que son nom ne fût connu du grand public que grâce à la campagne d'Italie. Une réminiscence de M'"® de Rémusat nous confirme d'ailleurs dans notre supposition. Elle dit (Mémoires, I, p. H2) : < Je sais que ma mère s'étonna que la veuve de M. de Beauharnais eût épousé un homme si peu connu. »

Sur la société et les salons après la Terreur, voir : Concourt, Histoire de la Société française sous le Directoire et surtout les ouvrages d'un savant allemand Adolph Schmidt, Tableaux de la Révolution français^ et Pariser Zttstxnde wmkrend der^Rêvoiutionszeit, oeuvres remarquables sur les données

desquelles se basent bon nombre des ouvrages fran- <^ais, qui, actuellement, sapent la légende révolutionnaire. Sur Napoléon avant son mariage, voir les Mémoires de Joseph, de Bourbienne, le tableau que fait Stendhal de l'année 1795 dans sa Vie de Napo^ lèony enûn Hoghschu^d, Désirée^ reine de Suède (1889) ; sur Joséphine : Napoléon I et Joséphine , lettrée authentiqices, 2 vol. Paris, 1833 ; puis les Mémoires sur Joséphine et ses contemporains par M"* DucREST, les mémoires de DuroRT de Cheverny et de M"** DE RsMusAT ; Aubenas, Histoire de Vimpératrice Joséphine, 2 vol. Paris, 1858-59 (une apologie). C'est d'après cette publication et les pièces originales publiées plus tard que Imbert de Saint-Amand composa sa Jeunesse de r impératrice Joséphine (Paris 1884 ; c'est l'œuvre d'un bel esprit et d'un causeur plut^ que d'un historien). Mentionnons aussi l'article Joséphine dans la Biographie universelle de MiGHAUD. Les Mémoires de Joséphine, parus en 1827 sont apocryphes. Les lettres dans lesquelles Napoléon se plaint des inQdélités de Joséphine ne figurent pas dans la Correspondance. La lettre à Joseph, citée par nous, ne figure qu'à l'état d'extrait chez Coston et dans les Mémoires du roi Joseph. Elle n'a été publiée en entier que par Pertz dans les Ahhandlungen der Berliner Akademie, 1861, p. 221 et dans Du Casse, Les rois frères de Napoléon, p. 8.

Chapitre 111. — Pour l'histoire des campagnes de 1796-1797 c'est la Correspondance qui a été la source où nous avons principalement puisé, autant l'édition officielle de ses lettres que l'édition antérieure. Correspondance inédite^ officielle et confidentielle de Napoléon Bonaparte, On trouvera, pour la'compléter,Jplusieurs pièces importantes dans

HuEFFER, Ungedruckte Briefe Napoléons aus den Jahren 1796 et 1797, {Archiv fur oesterreichische Geschichte, XLIX) se rapportant surtout aux négocia tions diplomatiques de l'été 1797. En outre les mémoires de Marmont, M asséna, Landrieux (ces derniers dans la Revue du cercle militaire j 1887), Desgenettes. On consultera aussi les écrits techniques déjà anciens de Clausewitz, Jomini, Ruestow, LossAu, puis le livre récent de Yorck von Warten- BRURG, Napoléon als Feldherr, 1®' vol. Berlin, 1885 et la brochure de Malachowski, Ueher die Entwicklung der leitenden Gedanken sur ersten Campagne Bonaparte *s. Vortrag^ Berlin, 1884 et Hans Del- BRUECK, Ueber den Unierschied der Stratégie Friedrich' s des Grossen und Napoléons [Historische und politische Aufsœtze^ 1887). Nous ne possédons pas encore à rheure actuelle une histoire complète des événements de la guerre pendant ces années-là, écrite après une étude approfondie des documents des archives de la guerre. Certains épisodes ont été traités par Pellet, Bonaparte en Toscane en 1796 {Revue bleue 1887^. Pierron, Les méthodes de guerre actuelles, appendice Litta Biumt, Délia battaglia de Mon» tenotte (Milano, 1846), Corte, Battaglie di S. Michèle et Mondovi (Torino, 1846), Sforza, SulV occupazione di Massa di Lunigiano da Fransesi nel 1796, lettere d'un giacobino (Lucca, 1880), Kaeppelin, Bataillé de Castiglione, du même, Bataille de S. -Georges (Paris, 1843), Relation de la bataille d'Aréole (Paris, 1810), von Roluenbvrq, die Schlacht bei Rivoli (Leipzig, 1845), Belloc, Bonaparte et les Grecs (Paris, 1826), Antonopoulos, Bonaparte et la Grèce (Nouvelle Revue, 1889). Sur Venise; Ro- MANiN, Storia documentata di Venezia, Dandolo, La caduta délia republica di Venezia (1855), Bonnal, La chute d'une république (Paris, 1885). Les

mémoires de Manin, dernier doge de Venise, sont déposés aux archives de cette ville.

Pour les événements dont Paris fut le théâtre et qui se rattachent à ceux de la guerre, voir les mémoires de Carnot, de Laréveillère-Lepeaux (La Revue historique X** vol. , donne des extraits de ces derniers), les souvenirs et la correspondance de Mallet DU Pan, les mémoires de Bourrienne, de Mathieu Dumas et de Hyde de Neuville, puis les rapports de Bayard (octobre 1796) sur la situation intérieure de la France dans Bailleu, Preussen und Frankreich 1795-1797, 1, Barbé-Marbois, Journal cTun déportéy DuFORT de Cheverny, Mèmoires, Lacretelle, Dix ans d'épreuves, Barante, Souvenirs ; plus les journaux le Moniteur et le Rédacteur (organe du Directoire). En fait d'ouvrages d'histoire les suivants font autorité; Sybel, Geschichte der Révolutions zeit^ IV (4* édition), 3 vya, Bonaparte etc., III (donne des renseignements nouveaux), Boehtlingk, iVapo/éon Bonaparte, II* vol. et Taine, Les origines de la France contemporaine, La Révolution^lW (points de vue nouveaux). Sur la politique extérieure voir: H.Hueffer, Oesterreich und Preussen gegenûher der franzoesischen Révolution bis zum Frieden von Campo-Formio et les articles de A. Sorel, dans la Revue historique, surtout dans les 17® et 18® volumes et dans le numéro de Novembre 1885. Pour certaines parties : SciouT, le Directoire et la République Romaine {Revue des questions historiques^ 1886), le même, Pie VI, le Directoire et le grand duc de Toscane (ibidem), le même, La République française et la République de Gènes (ibid., 1889),Boulay de la Meurtre, Quelques lettres de Marie Caroline, Reine des Deux-Siciles (Revue d'histoire diplomatique, 1888) et Amtliche Sammlung von Akten aus der Zeit der hélvetischen Republik^ /«' vol, (1886).

BIBLlOGRAPHIEf

Chapitre IV. — Sur la conduite tenue par Napoléon pendant rhiver de 1797-1798 jusqu'à son départ pour Toulon nous n'avons malheureusement que des renseignements insuffisants. Les mémoires de Barras n'ont pas encore été publiés. Ceux de Taileyrand viennent de l'être. Ceux de Laréveillère-Lbpeaux, qu'on connaît n'offrent pas beaucoup de garantie. Cependant on n'est pas absolument dépourvu de renseignements : les souvenirs de Mathieu Dumas, TmBAUDEAu, Mior DE Melito, BouRRiEXNE, ics CoTisidèrations sur la Révolution française de M"*° de Staël (II), les rap* ports de l'envoyé prussien à Paris Sandoz-Rollin, publiés dernièrement par Bailleu, la correspondance déjà mentionnée de Mallet du Pan avec la cour de Vienne fournissent beaucoup de données intércs» santés. Voir -aussi Barante, Histoire du Directoire f m. Des lacunes subsistant malgré ces publications,. HuEFFER (Der Rastatler Kongress, 2 vol.) Jung, (Bonaparte et son temps y vol. 3.) et Boehtlingk (iVapoleon Bonaparte 2* vol.) ont essayé de les combler en faisant des recherches dans les archives. Ce dernier surtout y a procédé avec une grande sagacité, mais sur bien des points il a été beaucoup plus loin qu'il ne l'aurait fait s'il avait procédé avec tout l'esprit critique voulu. Nous disons cela en particulier pour une de ses thèses : il soutient que Bonaparte ne s'est pas contenté de profiter, en vue de ses intérêts personnels, de la politique envahissante du Directoire, politique qui sapait le principe de l'équilibre européen, en fondant sur elle ses visées ambitieuses, mai& qu'il fut lui-même l'auteur de cette politique et dé* lors le véritable fauteur de la guerre de 1799. Boehtlingk prétend en outre que Bonaparte a, de concert avec Bernadette, arrangé l'affaire de Vienne. Il n'en donne aucune preuve, pas plus que pour son hypo^ thèse que" le meurtre des ambassadeurs français à

Rastatt est l'œuvre de ce môme Bonaparte se plaisant à tout compliquer et enchevêtrer. Voir Wegele, Zur Kritik der neuesten Litteratur uber den Rastatter Gesandtenmord dans la Historiscke Zeitstchrift^ 1881, et BoBHTLiNGK, NapoUon Bonaparte und der Rastatter Oesandtenmord, Leipzig, 1883. PourTexpédition d'Egypte les publications les plus importan» tes sont tout d'abord la Correspondance de Napoléon i*' (4* et 5« vol.), la Correspondance iné-^ dUe, officielle et confidentielle de Napoléon Bonaparte^ 1819, 5* et 6® vol. et les Letters front the Army of Bonaparte in Egypte Londres, 1798-1799» En outre les mémoires de Bourrienne (qu'on ne devra pas consulter sans les comparer avec A. B. Bourrienne et ses erreurs), ceux de Mârmont, de Savary, Lavalette, Beauharnais (le beau-fils de Napoléon qui fit avec lui la campagne d'Egypte), de MioT, M"® de RÉMiTSAT et les souvenirs et notes d'un officier supérieur français dont s'est servi . Gopcevic pour son article des Jahrbiicher fur die deutsche Ar^ mee und Marine, 1880, 35® et 36* vol. ; Voir aussi la Correspondance secrète d'un chevalier de Malte sur lés causes qui ont rendu les Français maîtres de Vtsle Paris, 1802, Dqvmlkt, Mémoires historiques sur Vinvasion et l'occupation de Malte en i 79^ publiés par Panisse-Pastiz (justification peu concluante). Galle, Vannée française en Egypte d'après les cahiers du capitaine Vertray, de la division Régnier, Paris, 1883, La cour de la Gardiolle, Quatre Lettres sur ^expédition d'Egypte, Richardot, Nouveaux mémoires sur V armée française en Egypte, et en Syri& (Paris, 1848), Niellosargy, Mémoires secrets sur Vexpédition d'Egypte, publiés par Beauchamp, (Paris, 1825), Pelleport, Souvenirs, I, et les Lettres de Nelson, publiées par Nicolas. Ouvrages historiques : en plus de ceux déjà cités de Sybel, Hueffer,.

Jung, Boehtlingk, nous mentionnerons spécialement : Mathieu Dumas, Les campagnes d'Egypte et de Syrie j Besancenet, Le général Dommartin, Martin, Histoire de Vcxpèdition française en Egypte, 2 vol. Paris, 1815,1816, Boulay de la Meurthe, Le Directoire et l'expédition d'Egypte, 1885 (publication qui enlève toute autorité à celle de Meneval.) Sur le retour du Général Bonaparte d'Egypte, spectateur militaire, 1840, 15 mai. En outre, Wilson, Hisiorical account of the british expédition to Egypt, Londres, 1803, Payol, Kléber, sa vie, sa correspondance, 1877, Ernouf, La vie de Kléher, 1867, Jo- MARD Souvenirs sur Gaspard Monge et ses rapports avec Napoléon, Paris, 1853, Pongerville, G, Monge et r expédition d'Egypte, Paris, 1860. En fait d'historiens arabes, il faut mentionner Gabarti etNACouLA EL Turc, dont les ouvrages ont été traduits en Français. Les résultats scientifiques de l'expédition sont consignés dans la volumineuse Description de VÉgypte {2^ édition, 1821-1830).

Chapitre V. — Sur la politique française en 1799 : Sybel, Geschichte der Révolu tionsseit y V. 2., Boulay DE LA Meurthe, Le Directoire et l'Expédition d'Egypte, Lanfrey, Histoire de Napoléon /"', 2" vol., les dépèches de Sandoz Rollin dans P. Bailleu, Preussen und Frankreich von 1795-1807 , I, les lettres de l'envoyé suédois Brinkmann dans Léouzon- Leduc, Correspondance diplomatique du Baron de Staël-Holstein et du Baron Brinkmann (Paris, 1881). Sur la situation intérieure de la France : Taine, Les origines de la France contemporaine, La révoliUionJII, Félix Rocquain, L'état de la France au 18 brumaire (Paris, 1874), Thiers, Histoiredu Consulat et de r Empire, l. Sur le coup d'Etat: les mémoires de Lucien dans l'édition Jung {Lucien Bonaparte et ses

mémoires, I et III (où, à la page 90 et suivantes Lucien revient sur le 19 Brumaire), ceux de Gohier, de Mar- MONT, Joseph Bonaparte, Bourrienne (à consulter A. B., Bourrienne et ses erreurs), les mémoires de Hyde de Neuville, de M"*® de Rémusat, le Mémorial de Sainte- Hélène de Las Cases, le Moniteur de Tan VIII > DuvERGiER DE Hauranne, Histoire du gouvernement parlementaire, les notes publiées par Ludovic La- LANNE et attribuées au savant Fauriel sur Les derniers jours du Consulat, Paris, 1886, I" partie, Esquisse historique des pronostics de la destruction de la République à dater du 18 Brumaire, le texte de la constitution dans Hélie, Les cojistitutions de la France,

Chapitre VI. — Sur la campagne de 1800 : La Correspondance de Napoléon /*', tome 6, les mémoires des généraux Kellermann, Victor, Marmont et Masséna, les souvenirs d'un soldat dans les Cahiers du capitaine Coignet, Paris, 1883. L'exposé historique se trouve dans Sybel, V, Jomini, Histoire des guerres de la Révolution, Yorck Napoléon P' als Feldherr Sur la bataille de Marengo : voir l'exposé dans la Oestèrreichische militœrische Zeitschrift de 1823 et l'article Zum 80. Jahrestag der Schlacht hei Marengo à&nH les Jahrbûcl^r fur die deutsche Armée und Marine, 36* vol. Sur les conséquences immédiates de la bataille voir l'article de A. Fournier, Die Mission des Qrafen Saint-Julien im Jahre 1800 dans Historische Studien und Skizzen^ p. 179-209 (1885) Sur la bataille de Hohenlinden, voir : TessiER, La bataille de Hohenlinden et les premiers rapports de Bonaparte avec le général Moreau dans la. Revue historique, IX (d'après les mémoires du général Decaen, mêlé à toute l'affaire), et A. Schlei- FER, Die Schlacht bei Hohenlinden, Erding, 1885.

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Pour rhistoire diplomatique on consultera surtout Du Casse, Histoire des négociations diplomatiques relatives aux traités de Afortfontaine, de Lxinéville et d'Amiens (Paris, 1855), 3 volumes, puis l'exposé des négociations dans Lefebvre, Histoire des cabinets de V Europe^ I, Sybel, V, Lanfrey, III, TmERS, II et III. Pour certains points de détail : Bernhardi, Geschichte Russlands im i9, Jahrhundert, II, E; Daudet, Les Bourbons et la Russie pendant l'émigration (Revue des deux mondes 1885), Tatistcheff, Pûw^ / et Bonaparte (Nouvelle Revue, 1887), E. Paul, Bas Projekt einer Occupation Indiens im Jahre 1800 {Deutsche Revue, 1888), Tratchevski, L'empereur Paul et Bonaparte (Revue d'histoire diplomatique 1889), le même, Relations diplomatiques entre la Russie et la France à l'époque de Napoléon I^, I, 1800-1802 (Recueil de la Société russe), Baumgarten, Geschichte Spaniens, I et Bernhardi, Napoleon P' Politik in Spanien, dans Historische Zeitschrift, 40® vol., Noorden, Der Rûcktritt des Ministeriums Pitt 1801, dans Historische Zeitschrift, 9* vol. Larsson, Sveriges deltagande i den vapnade neutralileten 1800(1888). Parmi les nombreuses publications sur le concordat nous citerons : d'HAussoN. VILLE, L'église romaine et le premier Empire^ I , Theiner, Histoire des deux concordats conclus en 1801 et en 1803, Crétine au- Jol y. Mémoires du Cardinal Consalvi, l'article de Ranke sur Consalvi dans le 40° volume de ses œuvres complètes, Boulay DE LA Meurthe, La négociation du concordat (Cor^ respondanty 1881, 1882) Lucien Bonaparte, Mémoires, 2® volume (édition Jung.) On trouvera d'autres détails encore dans Lacombe, Essai d'une bibliographie des ouvrages relatifs à Vhistoire religieuse de Paris pendant la révolution 1789-1802 (1885) Sur l'ensemble de l'œuvre réformatrice : Félix

RocQUAiN, Vëtat de la France au 18 brumaire^ Thiers, Histoire du Consulat et de V Empire, I-III (consulter aussi Barni, Napoléon et son historien M. Thiers, Lanfrey, Histoire de Napoléon /*', 2* vol.; A.E. Blanc, Napoléon 7®', ses institutions civiles et administratives y Paris, 1880, (panégyrique ne voyant que le beau côté des choses, mais permettant de bien embrasser Tensemble des faits). Tout dernièrement a paru Taine, Les origines de la France contemporaine. Le régime moderne, I, 1890, analyse des plus brillantes des créations du consulat, conception grandiose mais faite à un point de vue exclusif, par rapport à Napoléon ; Les extraits des mémoires de Pasquier et de Ghaptal en forment une partie importante.) Au nombre des écrits parus à l'époque même, nous citerons : Jullien, Entretient politiques sur la situation actuelle de la France (Paris, an vui), Frankreich im Jahre 1800^ Briefe deutscher Maenner in Paris (Altona 1800), Panckoucke, La république considérée dans ses divers gouverne^ ments comme elle est, après ce qu^elle a été (1801) ; Gabriac, Voyage de la duchesse de Ouicheen France 1801 (Revue d'histoire diplomatique, 1889), Peuchet, Essai d'une statistique générale de la France (Paris, an ix). Sur l'organisation administrative : LocRB, Procès-Verbaux du Conseil d'État, I, Aucoc, Le Conseil d'État, avant et depuis 1789^ Pelet de la Lozère, Opinions de Napoléon au Con^ seil d'État. En outre, les mémoires deRasDERER, III, de Thibaudeau, Broglie, I ; voir aussi Ernouf, Mare^, duc de Bassano. Sur la réforme financière : les mémoires de Gaudin, duc de Gaëte, puis, du même, ^VoUce historique sur les finances de la France, 1800-1814 (antérieure aux mémoires), Mollien, Mémoires d*un ministre du trésor public ; Bosse, Uebersicht derfranzoesischen Staatswirthschaft (1806-1807), Stourm,

Les finances de V ancien régime et de la Révolution, 2 vol. 1885, A. Wagner, Die fmnzoesische Besteuerung seit 1789 (dans sa Finanzwissenschaft, iv, 1888), Ch. Nicolas, Les budgets de la France depuis le commencement du xix* siècle^ Vurher, Hisioire de la dette publique en France (2 vol.), PoiNSARD, Le crédit public et les emprunts sous le Consulat et VEmpire (Annales de t École libre des sciences politiques, 1890). Sur la réforme judiciaire: Schaeffner, Geschichte der Rechtsverfassung in Frankreich, Sévin, Étude sur les origines révolutionnaires des codes Napoléon, (nouv. édition, Paris 1879,) Troplong, De l'esprit démocratique dans le Code Civil (Sévin en a donné des extraits), Rehberg, Ueber den Code Napoléon und seine Einfûhrung in Deutschland, Thézard, De Vinfluence des travaux de Pothier et du chancelier d'Aguesseau, Nougarède de Fayet, La vie et les travaux de Bigot de Préameneu, Pérouse, Napoléon et ses lois civiles. Sur la réforme de l'instruction publique : IIahn, Das Unterrichtswesen in Frankreich mit einer Geschichte der Par iser Universitaet,l,BTesiBiU, 1848, Alb. Duruy, Vinstruction publique et la Révolu-tîon, LiARo, L^ enseignement supérieur en France de 1789 à 1889, I, (1888), Beauchamp, Recueil des lois et règlements sur renseignement supérieur, P. DupUY, Vècole normale {Revue internationale de renseignement supérieur, 1883). Sur l'opposition parlementaire et l'épuration des chambres : Thibaudeau, Mémoires sur le Consulat, M"® de Staël, Considérations sur la révolution française, 3 vol. Lalanne Fauriel, Les derniers jours du Consulat^ Camille Jordan, Le Consulat à vie. M"*® de Gérando, Lettres^ Ste-BEuvE, Camille Jordan {Lundis xii), Laboulaye, Benjamin Constant^ Hélie, Les consti" tutions do la France. Sur la censure : Welschinger,

La censure sous le premier empire, 1882. Sur les conspirations : Fescourt, Histoire de la double conspiration de 1800, Destrem, Documents sur les déportations du Consulat {Revue historique, vui), Gaffarel, L'opposition militaire sous le Consulat {La Révolution française, 1887, p. 10-12), les mémoires du général Rapp. Les souvenirs de Fouché, parus en 1828, quoique apocryphes, ne sont pas sans valeur, vu que rauteur,A. de Beaughamp, s'est servi de documents authentiques.

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