CHAPITRE V
LA CONVENTION DE PARIS ET LA REVISION D'ERFURT. (8 septembre et lU octobre 1808.) LA CONVENTION DE BERLIN.
(5 novembre 1808.)
A Konigsberg, le roi de Prusse et son entourage songent à lier les destinées de la Prusse à celles de l'Autriche. — A Paris, à cause de l'insurrection en Espagne, Napoléon envoie dans la péninsule des troupes occupant la Prusse (août 1808); sa hâte de traiter avec la Prusse. — Négociations entre Champagny, le prince (îuillaume et Brockhausen.
Napoléon demande i5 A, 5 00, 000 francs sans déduction d'aucune sorte , puis i5o millions, enfin lUo; la question des créances prussiennes; les places de l'Oder; la limitation des effectifs prussiens; l'alliance franco-prussienne contre l'Autriche, etc. — La saisie de la lettre de Stein. — La signature de la convention (8 septembre) 171
TABLE DES MATIÈRES
IL Analyse de la convention et des articles secrets; clauses financières, clauses politiques et militaires. — Caractère général de la convention; elle ne découle pas du traité -de Tilsit, mais de la situation générale de l'Europe en septembre 1808
m. Gomment Napoléon, Frédéric Guillaume et Stein entendent exécuter la convention. — Elle est ratifiée (8 octobre 1808) — A Erfurt, l'Empereur demande à Napoléon de diminuer do /lo millions la dette de la Prusse et d'allonger les délais. — Napoléon consent une réduction de 20 millions et porte de 18 à 3o mois le terme des payements. — Convention de Berlin (5 novembre 1808), la Prusse verse 5o mil- lions en lettres de change et promet de verser dans im délai de 6 mois, 70 millions en lettres foncières