‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 100 sur 221 · FOXTANES GRAND-MAITRE. SA DEMI-TRAHISON · texte numérisé non relu

FOXTANES GRAND-MAITRE. SA DEMI-TRAHISON

lettre suivante ', accompagnée de la pièce la plus intéressante émanée du pape Pie VII quand il fut enlevé de Rome. » Ce qu'il y a de sur, c'est qu'alors Fontanes flétrit lenlèvement de pape dans une ode aussi secrète que celle où il avait llétri le meurtre du ducd'Enghien -.

Mais, comme on le verra plus loin, c'est surtout dans l'application du décret de 1811 contre l'enseignement secondaire privé que la mauvaise volonté de Fontanes contraria les desseins de Napoléon et les fît en partie avorter, au i)rofit des adversaires de l'Empire.

D'autre part, il y a un fait peu connu, peut-être même ignoré, mais assez grave, qui montre que, sous ce grand-maître et évidemment d'accord avec lui, les hauts fonctionnaires de l'Université se plaisaient à l'opposition en forme d'allusions épigrammatiqucs. On sait que Napoléon avait dépouillé l'Italie d'une partie de ses ceuvres d'art. Or le sujet du discours français au concours général de 1809 fut celui-ci : '< Un sénateur romain détourne Marcellus de transporter à Rome les dépouilles de Syracuse ». L'élève Margerie^, du lycée Napoléon, qui obtint le premier prix des vétérans, s'exprima ainsi : « Les armes des vaincus ne sont-elles point des trophées assez brillants, assez dignes de vous? Appendues aux murs du Capitole, ne disentelles point à l'étranger étonné que les Romains sont les maîtres des nations? Et que lui diraient ces

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