‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 115 sur 221 · Ainhroise Rctidu, par Eugène Heiidu, p · texte numérisé non relu

Ainhroise Rctidu, par Eugène Heiidu, p

2. Dans la liste que Fontanes soumit à l'empereur {Ambroise Rendu, par Eugène Rendu, p. 63), cette note était jointe au nom de Uog-er : •• il avait auparavant travaillé dans les bureaux de 1 "Instruction publique pendant sept années. Son expérience, son zèle, son activité m'ont déjà été fort utiles. 11 s'est dévoué aux intérêts de l'Université impériale dès son origine; et chaque jour confirme l'exactitude des premières impressions qu'il m'a données. -

pecteurs généraux au lieu de 9 en 1810, et 18 conseillers ordinaires au lieu de 20, nombre réglementaire.

Le Conseil de l'Université tint sa première séance, le !'''■ octobre 1808, « au palais du Corps législatif, chef-lieu de l'Université impériale ». Il fixa ses séances au mardi et vendredi de chaque semaine, à onze heures et demie du matin. Il se divisa, comme ly invitait le décret constitutif, en cinq sections : 1'^ état et perfectionnement des études (Cuvier, président); 2'^ administration et police (Guéroult, président) ; 3o comptabilité (Legendre, président); 4° contentieux (Delamalle, président); 5<^ affaires du sceau (de Nougarède, président). Nous avons le registre de ses délibérations ^ qui est fort sec et ne contient guère que ses décisions, dont la plupart ont été publiées en 1820 - . Elles témoignent dune grande activité : c'est par le Conseil que furent élaborés tous les arrêtés, règlements, statuts, ainsi que presque toutes les décisions, instructions et circulaires qui formèrent le code par lequel l'Université fut régie, non seulement sous Napoléon, mais sous les Bourbons et sous Louis-Philippe.

Nous ne savons rien sur les discussions qui eurent lieu au Conseil. Le biographe de l'abbé Émery vante l'influence qu'il y exerça. C'est lui, assure-t-il, qui fît décider que le grand-maître enverrait aux lycées et aux collèges un plan ou ordre d'exercices religieux, dressé sur ce qui se pratiquait, avant la Révolution, dans les

1. Nous l'avons consulté au ministère de l'Instruction publique. Il se trouve maintenant aux Archives nationales, où il n'a pas encore reçu de cote.

2. Elles forment presque tout le tome cinquième, <• publié par ordre de la Commission de l'instruction publique » . du Recueil de lois et règlements concernant l'instruction publique (Paris, Brunot-Labbo, 1820, in-8).

Page 1