Ambroise Rendu, par Eugène Rendu, p
et de rAcadémie de Paris. C'est par cette publication que nous connaissons l'existence — éphémère — de ce Comité ', qui, à en juger par ce projet, ne proposa d'apporter à l'état de choses existant que des modifications de détail^.
Quant à l'enseignement primaire des filles, il n'en fut question ni dans la loi du 11 floréal an X ni dans le décret du 17 mars 1808. Napoléon n'organisa pour les filles xfu'un enseignement secondaire, réservé aux filles des officiers, dans les maisons de la Légion d'honneur. Il y eut à Lyon un essai de collège communal de jeunes filles, à moitié privé, mais qui échoua ^ Dans l'ordre primaire, il n'y eut que l'enseignement congréganiste, par les soins des Sœurs de la Charité, des Sœurs de l'école chrétienne ou Vatelottes à Nancy, des Sœurs de Saint-Charles, des Sœurs de l'Instruction chrétienne à Dourdan, autorisées par arrêtés des 24 vendémiaire et 28 prairial an XI et par décrets des 15 mai 1806 et 25 janvier 1807, et d'une quantité de congrégations de sœurs hospitalières, autorisées à diverses époques, et dont beaucoup étaient enseignantes. Le décret du 18 février 1809 les
1. Frédéric Guvier, Projet d'organisalion pour les écoles primaires Paris, 1815, in-8. Bibl. nat., Inv. R. 32,823. M. J. Guillaume, en a donné une analyse dans le Dictionnaire de pédagogie de M. Ferdinand Buisson, article Guvier (Frédéric).
2. Fr. Guvier proposait de réduire à 200 (au lieu de 400) le nombre des écoles primaires de la ville de Paris, de fixer le chiffre de la rétribution que les instituteurs exigeraient des élèves, de séparer les élèves en deux classes, la classe de grands, que ferait l'instituteur, la classe de petits, que ferait un maître adjoint, ancien et bon élève de l'école, qui se formerait ainsi au métier de pédagogue, ce qui remédierait au manque d'écoles normales.
3. Ghabot et Gharléty, Histoire de l'enseignement secondaire danS le Rhône, p. 80 à 82.
plaça toutes sous la protection de Madame-Mère. Que les filles ne reçussent pas d'instruction, ou qu'elles fussent enseignées par leur mère ou par les bonnes sœurs, voilà le désir de Napoléon. Ce désir fut réalisé : l'enseignement des filles resta à peu près nul.