‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 135 sur 221 · Arch. nat., F · texte numérisé non relu

Arch. nat., F

2. Registre du Conseil de l'Université, aux Archives nationales.

3. Basset, Coup d' œil général sur l'éducation, 'Paris, 1816, in-8, p. 21.

4. Voir le Dictionnaire de pédagogie de M. Buisson, aux mots Illettrés et Statistique.

-^l'ignemcnts, fort incertains ou fantaisistes, ne peu- ^ ent pas nous servir à grand'chosc.

Ce que nous savons, c'est que Napoléon voulait que le peuple ne reçût qu'un minimum d'instruction, et cela, nous le savons de source certaine. En effet, le décret du 15 novembre 1811 porte, article 192 : « Les inspecteurs d'académie veilleront à ce que les maîtres ne portent point leur enseignement au-dessus de la lecture, l'écriture et l'arithmétique ».

11 faut reconnaître cependant que Napoléon songea à mieux organiser cette instruction primaire ainsi réduite. Par décret du 17 octobre 1810, il envoya (ieorges Cuvier en Hollande, en Allemagne pour y étudier l'état de Finstruction publique, surtout primaire. Cuvier fit et publia un intéressant rapport, où il demandait, entre autres choses, qu'on procurât aux instituteurs de France le bien-être dont ils jouissaient en Hollande. L'empereur, en novembre 1811, décréta que le Conseil de l'Université lui présenterait un mémoire sur la partie du système établi en Hollande pour l'instruction primaire qui serait applicable aux autres départements de l'empire français '.

(rest probablement pour rédiger ce mémoire que lut formé, à cette époque, un comité dont faisaient jjartie l'inspecteur général Roman, les inspecteurs de l'Académie de Paris Frayssinous, Chambry, Ruphy, Frédéric Cuvier. Les réunions furent interrompues avant la rédaction d'un projet définitif. Frédéric Cuvier le rédigea et le publia, mais comme son œuvre personnelle, en 1815, et il ne s'y occupa que de la ville

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