LES LYCÉES : DISCIPLINE
Pau, Poitiers, Rennes, Nantes, Napoléonville (Pontivy), Rouen, Strasbourg, Toulouse, Turin. Soit au total 9 lycées pour les pays annexés, et 33 pour Tancienne France. En février 1813, d'après un rapport de Fontanes S on comptait 46 lycées en activité.
Un décret du 29 août 1813 érigea en lycée les collèges des villes de Cologne, Trêves, Lille, Saint-Omer, Charleville, Colniar, Épinal, Tours, Vendôme, Langres, Autun, Le xAIans, Saintes, Niort, Belley, Montbrison, Chambéry, Tournon, Auch, Agen, Coni et les institutions de Juilly et de Sorèze. Mais il ne semble pas que ce décret ait reçu même un commencement d'exécution.
Aucun changement essentiel ne fut apporté, dans ces lycées, à l'organisation, aux fonctions ou à la hiérarchie du personnel, tant enseignant que dirigeant. Le bureau d'administration des lycées disparut, ses pouvoirs passèrent au Conseil académique, et le proviseur resta le seul chef. Quant au personnel enseignant, le professeur de belles-lettres reçut le titre de professeur de rhétorique et il y eut, en plus, un professeur de philosophie. La tendance fut d'astreindre le personnel, non seulement des lycées, mais de toute l'Université, à une discipline en môme temps monacale et militaire, à l'image de celle qu'on essayait d'imposer aux élèves, mais cette tendance ne fut pas très efficace. Il y eut cependant des prescriptions vexatoires. Ainsi l'arrêté du Conseil de l'Université du 31 mars 1812 interdit aux membres de l'Université en fonctions dans les départements de « venir à Paris, soit pendant le cours de l'année scolastique, soit pendant les vacances,