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sans y avoir été autorisés par le grand-maître ». Les professeurs durent faire leur classe en robe '.
Quant aux élèves, ce fut la même discipline, précisée et un peu aggravée par le « règlement de police pour les lycées du 19 septembre 1809 ». Aux punitions déjà édictées (prison, salle de pénitence, arrêts) on ajouta une tâche extraordinaire pendant la récréation et « la privation de luniforme, qui sera remplacé par un habit d'étoffe grossière et d'une forme particulière, punition qui ne permettra pas à lélève à qui elle sera infligée de marcher dans les rangs ». Cette discipline ne fut pas toujours appliquée avec succès. Les élèves des lycés continuèrent à être bruyants, querelleurs. En plus d'une ville, soit les pensionnaires en promenades, soit les externes provoquèrent les élèves des institutions ou pensions, sans doute à cause des différences d'opinion politique et religieuse, et le grand-maître dut, par son arrêté du 11 juillet 1811, édicter des peines sévères contre les élèves qui se livraient à ces provocations 2.
Mais il n'y avait pas seulement ces querelles avec les élèves des établissements privés. Les rapports des inspecteurs généraux nous apprennent qu'en 1809 la discipline, à l'intérieur, laissait également à désirer.
Un de ces rapports, dans des « considérations générales sur les lycées », signale, parmi les élèves, de dangereux meneurs. « Ces jeunes gens, qui pour l'ordinaire, aussi insolents qu'ils sont dépravés, quelquesuns presque hommes par leur stature, affichent l'indépendance, bravent les remontrances, se font un jeu,
1. Règlement de police pour les lycées, du 19 septembre 1809^ article 19 (Recueil de lois et règlements, t. V, p. 44).