‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 164 sur 221 · APPLICATION DU DECRET DU 14 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

APPLICATION DU DECRET DU 14 NOVEMBRE

oiticiel, le chiffre des élèves des établissements privés lie serait pas moins majoré : il aurait été de 47 000.

En tout cas, de ces statistiques mêmes et des témoignages réunis ci-dessus, il résulte que le régime du 15 novembre 1811, qu'on a appelé spirituellement le « blocus universitaire 1 », n'eut pas le succès qu'en attendait Napoléon, et qu'il ne fut même pas applique dans toute la France. Grâce aux complaisances de Fontanes , grâce au relâchement général qu'amenèrent dans l'administration les défaites militaires de Napoléon, si l'enseignement secondaire privé eut moins d'élèves, il en garda encore beaucoup, et, en dépit dos décrets et règlements, il y eut encore, dans les institutions et pensions, des classes d'humanité. Le but ne fut donc pas entièrement atteint.

Même ces cent lycées, dont le décret du 15 novembre 1811 avait ordonné la création pour l'année 1812, ne furent pas créés. En 1813 les lycées n'étaient qu'au nombre de 46, ainsi qu'il résulte d'un rapport de Fontanes^.

Quant aux quatre nouveaux lycées qui devaient être créés à Paris, un décret du 21 mars 1812 ordonna de les placer, l'un dans le collège d'Harcourt, l'autre dans l'ancien prieuré de Saint-Martin, occupé par le Conservatoire des Arts et Métiers, le troisième dans la maison Sainte-Croix, rue de Charonne, le quatrième dans le pensionnat Parmentier, rue des Postes, n" 34, les deux

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