Chabot cl Charlély, ouvrage cité, p
312 ENSEIGXEMEXT SECONDAIRE
tant aux circulaires du grand-maître d'octobre et de novembre 1810' qu'au décret du 15 novembre 1811. Elle garda chez elle la bonne moitié de ses élèves, et elle continua à donner son enseignement intérieur. <( C'était une contravention, dit son historien. Toutes les l'ois qu'on lui en fit la remarque, elle répondit que SCS classes intérieures étaient de simples classes préparatoires, dont les élèves iraient au lycée aussitôt qu'ils seraient en état de suivre les cours. M. de Fontanes, tant qu'il resta grand-maître, voulut bien se contenter de cette défaite-. ^
Quant aux résultats généraux, si l'on en croit la statistique publiée par Villemain en 1843, l'application du décret ne provoqua pas pour 1812, c'est-à-dire pour la première année, un abaissement considérable du nombre des élèves dans les établissements privés. Ce nombre fut de 30 680, au lieu de 32 409 en 1811. Par contre le nombre des élèves de l'État fut de 38 680 (soit 12185 dans les lycées, 26405 dans les collèges). Mais en 1813 les effets du décret auraient été plus sensibles. Cette année là, selon Villemain, les établissements de l'État auraient eu 44 051 élèves (14 492 dans les lycées, 29 559 dans les collèges), et la population scolaire des institutions et pensions n'aurait plus été que de 27 121.
D'autres chifïres sont donnés dans l'Exposé de la situation de l'Empire du 25 février 1813, chiffres qui semblent majorés par un optimisme officiel. 11 y aurait eu, à cette époque, 18 000 élèves dans les lycées, dont 10 000 externes et 8 000 pensionnaires. Les 510 collèges communaux auraient compté 50 000 élèves, dont 12 000 l)ensionnaires. Mais, chose curieuse, dans ce document