Voir plus haut, p. 213 et
2. Rapport de Fontanes du 19 novembre 1813. Arch. nat., Fi° I, 14-23.
En considérant maintenant toutes les Facultés, dans toute l'Université impériale, voici la seule statistique d'ensemble que nous possédions pour le nombre de leurs élèves. C'est Fontanes qui la présenta en février 1813. D'après lui, les Facultés de théologie auraient compté, à cette époque, 596 élèves; les Facultés de droit, 4 034; les Facultés de médecine, 1929; les Facultés des sciences, 459 ; les Facultés des lettres, 1841. En reproduisant ces chiffres dans un autre rapport, du 19 novembre 1813, Fontanes fit cette remarque instructive : « Cette situation est encore à peu près la même aujourd'hui, si ce n'est dans les Facultés. Ces institutions, destinées à la collation des grades et à l'enseignement des sciences approfondies, sont en général fréquentées par des jeunes gens plus âgés que ceux des autres écoles. Les circonstances en ont appelé un grand nombre sous les drapeaux. Il y a donc eu moins d'étudiants pendant le cours de 1813, et, par conséquent, il a été conféré un plus petit nombre de grades. La Faculté de droit de Paris compte à elle seule 300 inscriptions de moins que les années précédentes *. »
Si, en terminant, on veut avoir une idée du degré d'organisation où se trouvait l'Université impériale, quant à l'enseignement supérieur, à la fin de l'Empire, voici la liste des Académies, avec l'indication des Facultés qui furent créées dans chacune ^ :
Aix : théologie, droit; Amiens : lettres; Angers : aucune faculté; Besançon : sciences, lettres; Bordeaux :
1. Rapport de Fontanes du 19 novembre 1813, Arch. nat., Fi" I, 14-23.
2. Nous ne parlons pas des Académies qui furent décrétées, mais non organisées : Ajaccio, Brème, Groningue, Leyde, Munster, Rome,^ Province-Illyrienne,