‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 43 sur 221 · Ibid., t. II. p · texte numérisé non relu

Ibid., t. II. p

nouveau régime, furent : François Noël, ex-abbé, exprofesseur au collège Louis-le-Grand, qui avait occupé des fonctions diplomatiques sous la Révolution et qui était alors préfet du Haut-Rhin; Delambre, le célèbre astronome, remplacé en Tan XI par Lefèvre-Gineau, professeur de physique au Collège de France, et Despaulx, ex-bénédictin, ancien directeur de Técole de Sorèze.

Les trois membres de l'Institut qui devaient, conjointement avec les inspecteurs généraux, présenter au premier Consul deux candidats pour chaque place vacante dans le personnel des lycées, furent le physicien Coulomb, le littérateur Yillar, ex-conventionnel, et le naturaliste Georges Cuvier, qui fut remplacé, en l'an XI, par le poète Marie-Joseph Chénier, lequel, d'après VAlinanach national de lan XII, fut suppléé dans ses fonctions par Domairon i, ex-jésuite, ex-principal du collège de Dieppe, auteur d'ouvrages sur l'éducation (mais non membre de l'Institut). Domairon devint inspecteur général, mourut en 1807 et fut remplacé, en 1808, par Pictet, membre correspondant de l'Institut, physicien et ex-tribun.

Il devait y avoir, selon la loi, au moins un lycée par arrondissement de chaque tribunal d'appel. Par des arrêtés et des décrets successifs, il fut décidé qu'il yen aurait 45, dont 12 devaient être établis en l'an XI, 20 en l'an XII, 13 en lan XIII. Sur ces 45, en 1806, il y en avait 29 en pleine activité; en 1808, il y en avait 33, sans

1. M.-J. Chénier avait réellement exercé ses fonctions. A l'appui d'une demande qu'il fit pour obtenir un rappel de ses appointements jusqu'au jour de sa nomination, c'est-à-dire jusqu'au 13 ventôse an XI, le ministre de l'Intérieur, dans un rapport du 22 nivôse an XII, attesta qu'il avait déployé beaucoup de zèle pour l'organisation du lycée de Rennes. (Arcli. nat,, F' 256.)

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