‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 42 sur 221 · LES LYCÉES : INSPECTION GENERALE · texte numérisé non relu

LES LYCÉES : INSPECTION GENERALE

des idées religieuses à nos enfants, desirons que leur raison les approuve un jour, et que leur vie entière en soit plus pure et plus heureuse; n'outrageons point d'avance, par une méfiance cruelle, des hommes à qui des fonctions augustes viennent d'être rendues. » Si on craint l'influence des prêtres, c'est une raison de plus pour faire enseigner la religion au lycée : « Il ne faut pas que le gouvernement permette que l'instruction religieuse s'introduise dans l'instruction publique. Il faut qu'il l'y appelle pour la diriger et la surveillera » Rœderer répondit : « Si le gouvernement s'était chargé de la religion dans les écoles secondaires devenues nationales, il aurait fallu remettre l'enseignement aux sacerdoces des divers cultes; il aui-ait fallu mettre un enseignement pour chaque culte avoué par l'État dans chaque école; il aurait fallu en écarter les enfants qui sont attachés à un autre culte. L'on sent assez combien de raisons détournaient d'un pareil système et combien il eût été imprudent de l'adopter. L'instruction publique, la religion sont et doivent être deux institutions différentes, qui concourent au même but par les moyens qui leur sont propres, et qui sont loin de s'exclure mutuellement '. >- Le caractère laïque de la nouvelle loi scolaire fut donc nettement affirmé par le fonctionnaire même qui était alors chargé de la direction de l'enseignement public.

Les trois inspecteurs généraux, dont l'institution était, selon le mot de Fourcroy, la « clef de voûte >> du

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