‹ Napoléon Ier et le monopole universitaire;Chapitre 64 sur 221 · I. Liard, t. II, p. Gl · texte numérisé non relu

I. Liard, t. II, p. Gl

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Rien ne fui change à lorganisation du Collège de Franco ', mais il y eut des projets pour en développer l'enseignement. En 1807, Napoléon exprima l'intention d'y créer une chaire d'histoire militaire ^ puis il fut question, comme nous l'avons dit, d'y placer une école spéciale de littérature et d'histoire.

Quant à l'Institut national, la loi n'en parlait que pour lui assurer la propriété exclusive de son titre : « Aucun établissement ne pourra prendre désormais les noms de Lycée et d'InslUut. L'Institut national des Sciences et des Arts sera le seul établissement public qui portei-a ce dernier nom » (art. 31).

Toutefois, comme nous l'avons dit plus haut-, le premier Consul voyait avec impatience l'esprit d'oppo-

i. Il faut remarquer que, sous le Consulat, l'enseignement non scientifique du Collège de France n'était pas toujours donné avec un soin approfondi. Il y avait au moins un professeur qui se répétait sans scrupule. On lit, en effet, dans la Gazette de France du 3 frimaire an XII : « Ceux qui ont pu suivre, dans les six derniers mois de l'an XI, le cours de poésie latine au({uel le digne suppléant de M. Delille a su donner tant d'intérêt attendaient avec impatience, pour s'y rendre de nouveau , l'expiration des vacances de l'année scolaire. M. Legouvé a eu le plaisir de reconnaître hier, à ce cours, les nombreux habitués qui se pressaient, il y a quelques mois, pour l'entendre, et de recueillir à leur arrivée les témoignages de leur reconnaissance autant que de leur estime. Son discours d'ouverture, le même qu'il prononça l'année dernière, et dont le mérite est au-dessus de nos éloges, a été couvert des applaudissements de l'assemblée, qui semblait, à cette seconde lecture, l'entendre pour la première fois, ou y découvrir des beautés nouvelles. » (Paris sous le Consulat, par Aulard, t. IV, p. 527.)

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