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silioii « idéologique », et aussi d'opposition politique, qui se maniicstait à l'Institut, surtout dans la classe des sciences morales et politiques. 11 résolut de supprimer cette classe, et, quoique l'Institut eût été établi par une loi, c'est par un simple arrêté, celui du 3 pluviôse an XI, que, dictatorialement, il en modifia Torganisation, faisant ainsi comme un coup d'État contre ces penseurs, ces libéraux, dont la na'i've complicité l'avait aidé à faire le coup d'État qui lavait rendu maître de la France.
L'Institut était divisé en trois classes : 1° sciences physiques et mathématiques; 2" sciences morales et politiques; 3° littérature et beaux-arts. L'arrêté du 3 pluviôse an XI le divisa en quatre classes : 1° sciences physiques et mathématiques (65 membres et 11 sections, dont une section nouvelle, dite de géographie et de navigation); 2° langue et littérature françaises (formée de 40 membres, cette classe fut Tancienne Académie française, sans le nom) ; 3" histoire et littérature anciennes (40 membres); 4"^ beaux-arts (29 membres et 5 sections). La classe de sciences morales et politiques se trouvait supprimée par omission, et ses membres furent répartis dans la seconde et la troisième classes, par l'arrêté du 8 du même mois. La première classe nommait deux « secrétaires perpétuels )', les trois autres classes en nommaient chacune un.
Un arrêté du 8 pluviôse an XI, ajoutant encore à l'illégalité, nomma de nouveaux membres de l'Institut sans aucune intervention de ce corps. Sous le régime légal, rinstitut était composé de 144 membres. Ce nombre se trouva porté à 174 par l'arrêté du 3 pluviôse an XL II y avait donc plusieurs membres à nommer.