FIN DE L'ARMEE DE
conserver ses conquêtes, la France était attaquée chez elle. Que lui restait-il pour se défendre? La Grande Armée était tombée dans les plaines de Russie ; l'armée de 1813 était désorganisée : une partie était inutilement enfermée dans les places d'Allemagne. Et ce n'était pas le fer qui avait le plus fait de victimes ; les villes du Rhin étaient encombrées de malades qu'on ne savait où placer. On les logeait dans les couvents, dans les églises. « On les trouvait tous morts pêle-mêle. 3) « Les jeunes conscrits, qui n'avaient quitté leur village que depuis quelques mois, mouraient, dit Coignet, en appelant dans leur déhre leurs parents et leurs bestiaux. Il fallait prendre des forçats pour charger les cadavres des hommes morts dans la nuit, sur de grandes charrettes « où on les cordait comme des voitures à foin ».
Cependant, pour défendre le sol de la patrie, de nouveaux soldats allaient surgir encore et Napoléon allait retrouver toute l'activité héroïque du vainqueur d'Arcole et de Rivoli.