L' INVASION. — ARMÉES DU NORD, DE SILÉSIE, DE BOHÊME
Ainsi Napoléon ne sut pas faire à temps les sacrifices nécessaires : ce fut là une grande faute. Il ne sut pas ou ne voulut pas tirer tout le parti qu'il pouvait du patriotisme des populations. A Paris , les ouvriers en foule demandaient à combattre; mais l'Empereur craignit d'armer de nouveau la Révolution, et les bourgeois seuls, au nombre
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Fig. 335. — Carte de la campagne de France.
de 12 à 13.000, reçurent des fusils. Il était d'autant plus regrettable qu'on n'armât pas davantage les citoyens, que presque tous étaient d'anciens soldats de la République ou des premiers temps de l'Empire, et auraient pu former non des masses inexpérimentées, mais de véritables troupes. Ce que de pareils volontaires auraient été capables d'accomplir, on le vit à la Fère-Cliampenoise.
Cependant les alliés avaient franchi le Rhin le 31 décembre 1813. L'armée de Bohême était arrivée à Baie. L'empereur Alexandre, qui avait près de lui le général suisse Jomini, eût voulu respecter la neu-