X.iroLEON I
tralitédela Suisse. Mais Metteniich n'eut aucune considération pour ces scrupules et fit marcher Bubna par Genève tandis que Schwartzenberg franchissait le fleuve à Baie. Bubna envahit la Franche-Comté et la Bourgogne, qui se soulevèrent contre les envahisseurs, et s'empara de Dôle et de Salins. La présence d'Augereau, qui n'avait que 5 à 6.000 hommes, l'obligea cependant à ralentir sa marche. Le centre de l'armée de Bohême passa par Neufchâtel, Besançon, Dijon, poussant devant lui Mortier, qui recula jusqu'à Troyes. Une partie de l'aile droite fut détachée aux sièges de Huningue et de Belfort. Le reste passa les Vosges et battit à Saint-Dié le maréchal Victor, qui dut se replier sur Nancy, où il rejoignit le maréchal Ney, puis derrière la Meuse.
L'armée de Silésie passa le Rhin entre Mannheim et Coblentz, laissa un détachement assiéger Mayence et s'avança sur Metz en poussant devant elle Marmont, qui rejoignit à Saint-Dizier Ney, Mortier et Victor (23 janvier 1814).
L'armée du Nord, comprenant seulement les corps de Bulow et de Wintzingerode, sous le commandement en chef de Bernadette, avait secondé l'insurrection de la Hollande, passé la Meuse, forcé le général Decaen à évacuer Berg-op-Zoom, Bréda, Willemstadt. Napoléon avait remplacé Decaen par Maison qui, avec 12.000 hommes, tint la campagne entre Anvers et Bruxelles, tandis que Carnot organisait la défense de la première de ces deux places. Macdonald, qui défendait le territoire compris entre la Meuse et le Rhin, chassé successivement par Wintzingerode de Nimègue, Cologne, Namur, vint se replier sur Châlons et garder la Marne.
Napoléon n'avait pas cru d'abord que les alliés feraient une campagne d'hiver. L'invasion le surprit au milieu de ses préparatifs de guerre. En voyant de toutes parts reculer ses lieutenants, il quitta Paris, le 25 janvier 181.4, après avoir remis, dans une réunion solennelle, sa femme et son fils sous la protection des officiers de la garde nationale de Paris, et confié la régence à Marie-Louise et à un Conseil dont les membres devaient malheureusement manquer d'énergie et d'initiative.
Alors commença la plus mémorable, peut-être, des campagnes que nous présente l'histoire militaire, où l'on vit Napoléon, avec des forces