‹ Napoléon Ier et son tempsChapitre 367 sur 389 · WATERLOO. — BLUCHER. — LA GARDE IMPÉRIALE · texte numérisé non relu

WATERLOO. — BLUCHER. — LA GARDE IMPÉRIALE

Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires, Cuirassiers, canonniers qui traînaient des tonnerres, Portant le noir colback ou le casque poli. Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli, Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête, Saluèrent leur Dieu, debout dans la tempête.

Fig. 368. — Waterloo, lin\ Peint par Raffet. Lithographie par Liants.

Leur bouche, d'un seul cri, dit : Vive l'Empereur ! Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur. Tranquille, souriant à la mitraille anglaise, La garde impériale entra dans la fournaise (1).

Ney, qui avait eu quatre chevaux tués sous lui, s'avança sur le plateau et occupa un instant Mont-Saint- Jean ; mais il ne put pas s'y

(1) V. Hugo, la Châtiments : l'Expiation.

maintenir. Wellington mérita bien ce jonr-là le surnom de Iron Duhe, « le Duc de fer )), que lui donnèrent ses compatriotes. Il avait eu une vingtaine d'aides de camp ou officiers d'ordonnance tués ou blessés autour de lui. Un second corps prussien s'avança alors, et commença la déroute de nos grenadiers. Seule, la garde impériale se forma en carrés à la hauteur de la Belle- Alliance ; Napoléon se réfugie dans ses rangs et cherche à se faire tuer, mais ses généraux retiennent la

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