CONCLUSION
un jour avec ses grenadiers dans le sanctuaire des lois, en chassa les représentants du peuple et renversa la Constitution républicaine et toutes les libres institutions qu'avait cnTantées la Révolution, pour établir à leur place un despotisme pire que celui de l’ancien régime, le despotisme césarien ; l'homme qui anéantit ainsi, au profit de son ambition personnelle, toutes les conquêtes politiques, si chèrement payées, qui avaient eu pour but d’affranchir l’homme et le citoyen et de rendre à la nation le gouvernement d’elle-mème : liberté de la presse, indépendance des tribunaux, séparation de l’Église et de rttat, droit pour les communes et les provinces de s’administrer elles-mêmes, représentation nationale, milices nationales, etc. ; l’homme qui se fit de la guerre un jeu et ensanglanta l Europe pendant quinze ans pour l’asservir et l’exploiter comme il avait asservi et exploitait la France ; l’homme qui attira deux fois l’invasion étrangère sur le pays dont il s’était fait le souverain et le laissai! la fin plus petit qu’il ne l’avait trouvé; l’homme qui, avec la violence et la terreur, nè connut d’autre moyen de gouvernement que l’astuce et la corruption, pervertit le sens des mots, dégrada les caractères, ruina l’esprit public; l’homme enfin dont le nom devenu, par l’effet d’ua incroyable aveuglement, synonyme de gloire et de grandeur nationales, a continué d’exercer, après sa mort, la plus funeste influence; cet hommelà, on ne le calomnie pas quand on l’appoRe un homme^néfaste, mais on ne fait qu’exprimer par là le verdict de la conscience et de l’histoire. C’est ce que reconnaîtront avec moi toutes les Ames libres qui m’ont suivi dans cette étude de Napoléon,