‹ Napoléon IerChapitre 5 sur 6 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

entrer ici en concurrence avec des ministres, un premier ministre, même.

J'ai plutôt cherché à me mettre le plus possible à portée du public, à me faciliter l'accès auprès de lui, tenant à avoir autant d'auditeurs et d'amis que je pourrais. Je me flatte d'avoir assez bien réussi et c'est en toute confiance que je soumets à votre appréciation cet humble travail dont la sincérité et la conscience constituent réellement la seule valeur.

Je ne veux pas poser au maître ni au professeur ; je ne possède d'ailleurs ni les connaissances ni l'autorité qu'exige pareille attitude. Et puis, je le sais, c'est très ennuyeux d'être trop savant, de le vouloir trop paraître et surtout de ne songer qu'à le paraître en tout et partout- Bonaparte était l'homme le plus concis du monde et il avait horreur de tout ce qui était filandreux et prétentieux.

Un jour que Cuvier, le fameux savantr se trouvant faire partie d'une députatiorf de l'Institut, était venu à Saint-Cloud pour complimenter l'Empereur, à peine celui-ci l'eut-il aperçu qu'il alla droit à lui : " Bon-

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