‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 106 sur 134 · NSTRUCTIONS POUR LE GÉNÉRAL BERTRAND · texte numérisé non relu

NSTRUCTIONS POUR LE GÉNÉRAL BERTRAND

Eytau, 15 férrier 1807.

a M. le général Bertrand dira à M. de Zaslrow qu'il n'a ([u'à venir avec des pleins pouvoirs, lui ou tout homme qui inspire la même confiance que lui ; et la paix rendant les Étals du roi (de Prusse) jusqu'à l'Elbe, sera signée; que la note du ministre de Russie a produit cet effet ; que l'empereur a été peu satisfait, dans de si grandes questions, du jieu d'empressement que le cabinet de Saint-Pétersbourg mettait à tirer les peuples de Prusse de la situation où ils* se trouvent...

« Que la Prusse peut d'aillenrs se conduire comme elle voudra envers la Russie, que Sa Majesté n'exige aucun mystère, mais qu'elle veut seule avoir la gloire de réorganiser, d'une manière ou d'autre, la nation prussienne dont la puissance plus ou moins forte est nécessaire à toute l'Europe.

« Il laissera entrevoir que, quant à la Pologne, de- [)uis que l'empereur l;i raninît. il n'v allache plus aucun prix...

l':igp r.01.

198 NAPOLÉON I" l'KINT PAR LUI-MÊME

A M. FOUCHÉ

l.ielti>lail, 20 février IMH.

<( . . . Je n'attache aucune importance à Kosciuszko ; il ne jouit point dans le pays de l'estime qu'il croit; d'ailleurs sa conduite prouve qu'il n'est qu'un sol...

Toint- XIV. page SIS.

AU. ROI DE NAPLES

^Merode, i" mare 180".

« Je vous renvoie le général César Berthier... Je m'en rapporte à ce que vous dira le général César Berthier sur la comparaison que vous faites de l'armée de Naples avec la grande armée. Olficiers d'état-major, colonels, officiers ne se sont pas couchés depuis deux mois et quelques-uns depuis quatre (j'ai moi-même été quinze jours sans ôter mes bottes; ; au milieu de la neige el de la boue, sans vin, sans eau-de-vie, sans pain, nuuigeant des pommes de terre et de la viande, faisant de longues marches et contre-marches sans aucune espètr de douceurs, et se battant à la baïonnette et sous la mitraille, très-souvent les blessés obligés de s'évacut'i'

en traîneaux, en plein air pendant cinquante lieues. C'est donc une mauvaise plaisanterie de nous comparer à l'armée de Naples, faisant la guerre dans le beau pays de Naples où l'on a du vin, de l'huile, du pain, du drap, des draps de lit, de la société et même des l'emmes...

« Au milieu de ces grandes fatigues, tout le monde a été plus ou moins malade. Pour moi, je ne me suis jamais trouvé plus fort, jai eiTgraissé...

« N.\I»OLÈO>. »

l'âge 559.

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