‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 38 sur 134 · Tome IX, jiage · texte numérisé non relu

Tome IX, jiage

Dans la nuit même, le duc d'Enghien fut fusillé et enterré dans les fossés de Vincennes.

AU MARÉCHAL BRUNE

Poni-ilr-Itriquos, 8 tliormidor an XII {i'i juillet 1H()i).

« Général Rrune, mon ambassadeur à Constantinople, je vous expédie le présent courrier pour vous donner des instructions sur la conduite à tenir par rapport au cabinet russe... J'ai rappelé Ilédouville après l'incartade de In cour de Saint-Pétersbourg (|iii

LE lut: l)'i:.\(illlKN, l,KS ItOUIlRONS. r.

I eu l'ineplic de porter le deuil du duc d'Enghien sans tenir à lui par aucun lien de parenté.

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A M. TALLEYRAND

Dunkerque, 22 thermidor an XII (tO aoùl 1801).

« M. Talleyrand, ministre des relations extérieures, je vous envoie le portefeuille.

(( Je ne pense pas qu'il soit utile de tarder plus longtemps de répondre à la Russie... Voici comment je pense qu'il faudrait répondre à M. d'Oubril... :

« Le soussigné, ministre des relations extérieures, « Lorsqu'on a porté à Saint-Pétersbourg le deuil « d'un homme condamné à mort pour avoir conspiré v. contre la France, Sa Majesté ne s'est pas plainte, on « a poussé l'inconvenance jusqu'à le faire porter en a Espagne, à Vienne, même en Hollande...

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N M'OLKON 1" l'I INI 1- VI; I II- M h Ml

A M. TALLEYRANO

Calai», 18 (lierniidnr nn XII i6 août 18U4).

« ...J'ai vu avec peine, par la correspontlaiice de MM. Champagiiy et î.nforest, que vous aviez écrit à Berlin et à Vienne pour qu'on renvoyât la lettre du comte de Lille ". C'est y donner trop d'importance et c'est une démarche mauvaise que je ne suurHi> approuver. I, 'oubli, le mépris, l'insouciance est le meilleur parti à prendre dans les affaires de trltc nature.

« Napolkon. »

'IVinio IX, )iage ASii.

A M. FOUCHÉ l>oat-dr-Brique>, .'> Iroclkior :iii XII {tô août IX(i4 .

« Monsieur Fouché, ministre de la police, d'après Ir rapport que vous me remettez sur l'affaire de Nevers

* Le oonile de Lille (Louis XVIlIi avait renvoyé au roi d'Espapne Charles IV, l'ordre de la Toison-d'Or dont venait d'iUre décore Napoléon, en lui disint : « Monsieur et cher cousin,... il ne peut y avoir rien de commun entre moi et le grand criminel que l'audnce et la iurluneont placé sur un trône qu'il a eu la barbarie de souiller du san^' pur d'un Bourbon, le ducd'Enghien. La religion peut rn'cngager à pardonner à un assassin, mais le tyran de mon peuple doit toujours être mon ennemi... »

i i; ltl«; It KMIIIIKN. l.tS HOliRBONS. «7

Ile ne ressemble en rien ;i celle de votre dernier bulletin, c'est une afl^iire de rion.

« Quant au préfet de la Nièvre il paraît que c'est un lionuue léger. Il s'imagine faire une très-belle chose en traitant une grande partie des habitants de son département du nom de bourbonniens ; ces termes ne valent rien, c'est faire, un très-grand honneur aux llourbons... Ne permettez pas qu'on se serve du nom de bourbonniens. Il ne faudrait que quelques hommes légers, comme le préfet de la Nièvre, pour recréer à (es misérables Bourbons une immense existence en Kurope.

l'.IS!«* 4X1

A M. TALLEYRAND

JJayence, 10 veii(l<'-ii>i<iirH an Xlll (2 octobre 18fti(.

« ...Monsieur le comte de Lille abuse de l'hospitalité que lui accorde le roi de Prusse pour fabri(juer toutes sortes d'intrigues et profile de son voisinage de la France pour seconder toute l'animosité des Anglais ( onlre la France. J'attends de l'amitié du roi de Prusse que le comte de Lille ne soit pas souffert à Varsovie. Il n'est point vrai qu'il y soit surveillé, il y fait ce qu'il veut ; on l'y laisse suivre ses correspondances et il y a

même plusieurs l'ois insulté le roi de Prusse dans des déclarations publiques. l';irlcz dans ce sens à MM. de Lucchesini et Laforest et insistez pour qu'il ne soit point souffert à Varsovie. Je préfère qu'il aille en Russie ou en Suède. »

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