‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 39 sur 134 · Tome X, pape · texte numérisé non relu

Tome X, pape

AU ROI DE PRUSSE

Milan, 19 floréal an XIII (9 mai 1K05).

« ...Monsieur mon frère, je veux la paix, mais je ne puis souscrire à ce que mon peuple soit déshérité du commerce du monde. Je n'ai point d'ambition, j'ai deux fois évacué le tiers de l'Europe sans y être contraint. Je ne dois à la Russie, sur les affaires d'Italie, que les comptes qu'elle me doit sur les alfaires de la Turquie et de la Perse. Toute paix avec l'Angleterre, pour être sûre, doit porter la clause de cesser de donner asile aux P>ourbons et aux émigrés et de contenir les injures de leurs écrivains. Ces mjures sont misérables, je le sais ; mais cependant si on les tolère en silence elles donnent un privilège exclusif à une nation qui se fait un privilège de tout...

M Napoléon. »

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