‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 48 sur 134 · LIBERTE DE I.A PRESSE. LITTÉRATURE · texte numérisé non relu

LIBERTE DE I.A PRESSE. LITTÉRATURE

A M. CAMBACÉRÈS

Berlin, H novembre ISMî.

« Si l'armée tâche d'honorer la nation autant qu'elle le peut, il faut avouer que les gens de lettres font tout pour la déshonorer. J'ai lu hier les mauvais vers qui ont été chantés à l'Opéra. En vérité, c'est tout à fait une dérision. Comment souffrez-vous qu'on chante des impromptus à l'Opéra? Cela n'est bon qu'au Vaudeville. On se plaint que nous n'avons pas de littérature, c'est la faute du ministre de l'intérieur. Il ost ridicule de commander une églogue à un poêle comme on commande une robe de mousseline. Le ministre aurait du s'occuper de faire préparer des chants pour le 2 décembre.

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A M. DE CHAMPAGNY

Berlin, 21 novembre 1806.

Monsieur Champagny, j'ai lu de mauvais vers chantés à l'Opéra. Pren<l-on à tâche, en France, de dégrader les lettres, et depuis quand fait-on à l'Opéra ce ipi'on fait au Vaudeville, o'e.st-à-dire des impromptu;;?

5X NAI'OI.KON I-' PFINT I' \ It lll-MÉME.

S'il f'iillail (l)Mix (III li'ois mois pour composor rps clianls, il fallait les nnpioyer... La lifléràture ôlaiit dans votre déparlemcnt, je pense qu'il faudrait vous en occuper, car en vérité, ce qui a été|chanté à l'Opéra est par trop déshonorant.

« Napoi.kon. »

Tomo Mil |>nî:i' .'Kil.

A M. DE CHAMPAGNY

l'o>eii, ii (Imwnbrr; 180»;.

« Monsieur (lliampa»ny, la littérature a besoin d'enooiira^einents. Vous en êtes le ministre; proposez-moi qnel(]nes moyens j)0ur donner une secousse à toutes les différentes branches de belles-leUres, qui ont de tout temps illustré la nation...

«< Napoi.kon. m

TnnM> XIV, |>:i{:e <>X.

A M. FOUCHC

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