‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 60 sur 134 · A M. MOLLIEN · texte numérisé non relu

A M. MOLLIEN

Stullgait, IQjanvier 1806.

« Je VOUS envoie le procès-verbal de la remise des trente-deux millions qui doivent être versés dans votre caisse. Nous voilà bientôt à la fin de janvier où les six premiers millions doivent être remis ; vous les tiendrez dans une caisse particulière et vous n'en disposerez (pie sur mon ordre, puisqu'ils doivent appartenir à la grande armée.

« Nai'olkox. »

l'ave im.

IftS WIMil.EoN i l'hlM l'AU Llll-Mr.NK

A r. MOLLICN

« Muiisieur Molliuii, je vous ai l'ait coutiuiln' |)ai- ma

lettre de ce jour l'arrivée prochaine et la dcslinalioii de

dix-huit millions en lingots appartenant à la grande

armée. "

« Napolkc». »

Tnine XII, pige <i9.

A M. DE TALLEYRAND

l'aria, H uutrs 1806.

c< Monsieur de Talleyrand, la Dalmalie sera didicilement gouvernée par l'administration de Milan. Mon intention serait de la diviser, avec l'Islrie et le pays de Monlel'alcone, entre six princes. J'y nommerai ceux des généraux qui m'ont le mieux servi à Austerlitz et à Ulni. Ils seraient feudataires des royaumes d'Italie et de France. L'aîné de la famille porterait le titre et hériterait de la principauté.

« Faire un projet qui aurait pour objet d'augmenter la principauté de Lucques et Piombino, lui donner Massa, Carrara et la (iarragnana afin de former ses limites et de mettre cette principauté dans une belle position. Mais je voudrais la vendre au j)rincc de Lucques nioyennnni (pi i Ire cent mille francs de renies qu'il

GRATIFICAÎIONS DONNÉES PAR NAPOLÉON. lOU

iirinscriiaitsur son grand livre cl que je donnerais pour récompense à mon armée.

« Je réunirai Venise au royaume d Ilalie, mais je désire m'emparer de tous les biens nationaux. Je désire éyalfment mettre sur le grand livre de mon royaume d "Italie deux millions hypothéqués sur Venise que je donnerais également à mon armée.

« Faites-moi connaître la quantité de biens nationaux dont je deviendrai propriétaire pour cet objet et la manière de les distribuer à mon armée.

l'âge 20o.

A M. GAUDIN

La Mulmai&oii, i avril 180C.

« Mon intention est que toutes les marchandises anglaises saisies à Neufchâtel servent de gralilicalion à l'armée.

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