Tome VIII. pape i'.t
Le 21 septembre, le général Ney entrait à Bàle à la / 1 tête de douze mille hommes, et quelques jours après les Suisses recevaient la proclamation suivante :
AUX DIX-HUIT CANTONS DE LA RÉPUBLIQUE HELVÉTIQUE S.nint-Cloud, 8 Tendémiaire an Xi (30 Mplcmbre 1802).
« Habitants do l'Helvétie, vous offrez depuis deux ans un spectacle affligeant...
« Mais je ne puis ni ne dois rester insensible au malheur auquel vous êtes en proie; je serai le médiateur de vos différends. Mais ma médiation sera efficace, telle qu'il convient aux grands peuples au nom desquels je parle.
M\N1ÈRE D'AC.in DE NAPOLÉON. 163
I' Il n'est aucun homme sensé, qui ne voie que In médiation dont je me charge, est pour lllelvétie un hienfait de celte Providence qui, au miheu de tant do houleversements et de chocs, a toujours veillé à l'existence et à l'indépendance de votre nation, et que cette médiation est le seul moyen qui vous reste pour sauver Tune et Taulre. (>ar il est temps enfin que vous sachiez que, si le patriotisme et l'union de vos ancêtres fondèrent votre répuhlique, le mauvais esprit de vos factions, s'il continue, la perdra infaiUiblement, et il serait |)énible de j)enser qu'à une époque où j)îusieurs nouvelles républiques se sont élevées, le destin eùl mar- (|iié la fin d'une des plus anciennes.
<( Bonaparte. »
l'ap" "iT».
AU CITOYEN TALLEYRAND
MimsTRK nE> RELATIONS K\Tr:RIEDnFS
Dioppp, 20 linimnirp an XI (Il novembre 1802*.
« Je vous envoie, citoyen ministre, les pièces relatives aux affaires de Suisse. Je vois avec peine que l'on n'ait pas adopté la mesure que j'avais prescrite de déclarer une vingtaine d'individus comme ne devant [dus être employés. Si le général Ney trouve des diflicultés à faire faire celle opération par le Sénat, il faut
16i NAPOLKON I" l'ElM F'AU LV I-MfiM K.
qii il envoie les noms des vingt individus qui passent pour ennemis de la France et les fasse arrêter comme otai^cs.
« BoNAPAIJTF. »