AVEC SES ENNEMIS ET MÊME AVEC SES ALLIÉS
AU CITOYEN TALLEYRAND
MIM^TRK DR' l:rl.ATION^ FATr.niEDRRS
Paris, 19 ventôse an IX (10 mars 18(M).
« La maison Cliapeaurougc de Ilambourg, citoyen minisire, nous doitqualrc millions.
« Ces quatre millions ont été volés par cette maison à la République avec une infâme impudence; le rnpporl ci-joint du ministre des finances, l'arrêté de la complabililé intermédiaire, la lellre même de Chapeaurouge, vous mettront au fait de cette affaire.
MAMF.I'.E DAGIIl DE .NAPOLEON. ICI
« Je désire que vous- expédiiez un courrier /i Hambourg en envoyant toutes les pièces, avec une lettre ;iux magistrats de Hambourg, à peu près conçue en ces termes :
« La maison Chapeaurouge a volé à la République « française quatre millions. Le premier consul me « charge de vous expédier toutes les pièces de cette « affaire. Il ne la regarde pas comme susceptible d'être « décidée par les lenteurs ordinaires de la justice. « C'est un fait matériel d'où il résulte quatre millions « de perte pour la République. H espère que les ma- « gistrats de Hambourg lui feront rendre justice; il « remet les pièces et la créance entre leurs mains, « mais il veut deux millions dans le courant de gerce minai, et des obligations pour les deux autres dans " le courant de fructidor. »
« Le courrier remettra direclemerït ces dépêches aux magistrats de Hambourg, à quelque heure qu'il arrive de la nuit, il déclarera qu'il a ordre de séjourner .*ioixante-do«7e heures à Hambourg, au bout duquel temps il reviendra...
« HoxpvnTF. »
Tom^VII, pagp '8. •
Ki'.' N\l»OLtUN 1- l'EINT IV\I\ Mf-MfiMi:
AU CITOYEN TALLEYRANO
IIIMSTRR DRS Hrl.ATIO.NS RXTiHIRURCS
Saint-Cloud, i" yendémiaire an XI (Î3 ««•ptpmhrc 1802).
« ...Je ne vois pas de milieu entre un gouvernement Suisso, solidement orjîanisé et ami de la Krance, ou point de Suisse...
<< BONAPAIITE. »