‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 91 sur 134 · AU PRINCE EUGÈNE NAPOLÉON · texte numérisé non relu

AU PRINCE EUGÈNE NAPOLÉON

virr-i.oi ii'ir\i.ii:

Foiilaiiipblpnii, !i5 septemttro 1S07.

"... Je vous ai fait connaître que mon intention est que toutes les troupes qui sont dans le royaume d'Etrurie doivent être nourries, habillées et soldées par le roi d'Eirurie et que celles qui se trouvent dans les Étals du pape doivent être nourries, habillées et soldées par le pape ; cela ne laissera pas que de faire une assez grande économie...

« Napoi-kon. »

r«ifp «.

A NI. DE CHAMPAGNY

«IMI>TIIB nK» RKI.JkTIO!IS EVTKRIKCnrs

« Monsieur de Champaj^ny, faites connaître à mon ministre à Florence que j'entends que rarchevèché de

Florence soit donné à un homme connu par ses bons senliments pour la France, el non à Tévêque d'Arezzo, dont l'inimitié cl la haine ont éclaté dans toutes les circonstances. Passez une note là-dessus au ministre (le Toscane. Les armes de Suède doivent être abattues on Toscane et le ministre de Suède chassé. Ecrivez pour faire chasser de Florence le chargé d'affaires de cette nation.

« Napolkon. »

Tmno XVI. |)ape BS.

A M. GAUDIN

¥IM-iTr.F. ORS FINA<(r.RS

Foiilainrilleaii, 6 oniobro 18(yi.

« Écrivez à M. Bonricnne que les seize millions provenant de Hambourg doivent être dirigés sans délai sur Paris.

« .le n'approuve point le traité que M. Bourieune a fait à Lubeck, vu le terme de trois ans qu'il a donné pour le payement ; il faut que ce soit payé dan? l'année. »

Pago fi".

MAMKMK n'A(;lR [t F. NAPOLÉON. 171

A M. DE CHAMPAGNY

MINISTRR DES RELATIOTtS EXTERIEURES

Fontainebleau, Si octobre 1807.

<( M. de Cliampagny, écrivez nu sieur Tîourienne à Hambourg que mon intention est que les villes hanséatiques adoptent le code Napoléon et qu'à compter du l*'janvier ces villes soient régies par ce code. Écrivez la même chose au général Rapp, à Dantzig; qu'ils fassent faire cette ordonnance par les magistrats du pays.

« Je désire que vous écriviez également à M. Otto, à Munich, à mes chargés d'affaires près le prince primat et les grands-ducs de Hesse-Darmstadt et de Bade, pour leur prescrire de faire des insinuations légères et non écrites pour que le code Napoléon soit adopté comme loi civile de leurs Etals, en supprimant toutes les coutumes et se bornant au seul code Napoléon .

« Napoi.kon. »

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Voici du reste l'opinion de Napoléon sur les effets de son Code civil, clairement exprimée dans sa lettre au roi de Naples du 5 juin 1800 :

I7X NAPOI.KON I" l'KINT PAH I.L'l-Mh'ME.

«... Les enclaves de Bcnévent et «le Ponte-Corvo ne pouvaient être que des sujets de troubles pour votre royaume. J'en ai fait deux duchés, celui de BénévenI pour Talleyrand et celui de Ponte-Corvo pour Bcrnadolte... Quant aux six aulres duchés, je serai hieulôt dans le cas d'y nommer. Masséna et Jourdan seraient l'un et l'autre convenables... Lorsque vous serez maître de la Sicile, instituez trois autres fiefs... J'ai exigé aussi que les titulaires aient une maison à Paris, parce que c'est là qu'est le centre de tout le sysième, et je veux avoir à Paris cent fortunes, toules s'étant élevées avec le trône et restant seules considérables, puisque ce sont des fidéicommis et que ce qui ne sera pas elles va se disséminer par l'effet du Code civil.

« établissez le Code civil à Naples; tout ce qui ne vous est pas attaché va se détruire alors en peu d'années et ce que vous voudrez conservée se consolidera. Voilà le grand avantage du Code civil. »

Tomr Ml.j.n^'C" iT,2.

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