MANIÈRE D'AGI» DE NAPOLÉON
AU ROI OE PRUSSE
Tiimp imp<Tial, Gpra, 12 octobre 180;.
« Monsieur mon frère, je n'ai reçu que le 7 la lettre (le Votre Majesté du 25 septembre. Je suis fâché qu'on lui ait fait signer cette espèce de pamphlet '.
u Je ne lui réponds que pour lui protester que jamais je n'attrihucrai à elle les chose.s qui y sont contenue.s, toutes sont contraires à son caractère et à l'honneur de tous deux...
« Je ne lui ai donné aucun sujet réel de guerre, (ju'elle ordonne à cet essaim de malveillants et d'inconsidérés de se taire à l'aspect de son trône dans le respect qui lui est dû, et qu'elle rende la tranquillité à elle et à ses Etats. Si elle ne retrouve plus jamais en moi un allié, elle retrouvera un homme désireux de ne faire que des guerres indispensables à la politique de ses peuples, et de ne point répandre le sang dans une lutte avec des souverains qui n'ont avec moi aucune opposition d'industrie, de commerce et de politique. Je prie Votre Majesté de ne voir dans cette lettre que le désir que j'ai d'épargner le sang des hommes, et d'éviter
' Dans le Moniteur qui publie cette lettre, on ajoute en note : « Véri- I ilile rapMMJie (|iie tivs-<'(Mi.iinenient le roi ii a |>ii ni lire ni coni-
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à une nation qui, géographiquemcnt, ne saurait être ennemie de la mienne, l'amer repentir d'avoir trop écoulé des sentiments éphémères qui s'excilent et se calment avec tant de facilité parmi les peuples.
o Napoi.kon »
Ti)in«» XIII, page ô^i'*.
APRÈS LA BATA1M.R d'iIÎVa)
17 BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE ' ToiMljun, i5 o. lohrc 180C.
« On a remarqué comme une singularité que l'empereur Napoléon est arrivé à Potsdam et est descendu dans le même appartement, le même jour et presque à la même heure que l'empereur de Russie, lors du voyage que fit ce prince l'année passée, qui a été si funeste à la Prusse. C'est de ce moment que la reine a quitté le soin de ses affaires intérieures et les graves occupations de sa toilette pour se mêler des affaires d'État, influencer le roi et susciter partout ce feu dont elle était possédée.
« ...La saine partie de la nation prussienne regarda ce voyage comme un des plus grands malheurs qui soient arrivés à la Prusse. On ne se fait point d'idée de l'activité de la faction prussienne pour porter le roi à