BULLETIN DE LA GRANDE ARMÉE
IU>rlin, ôl octobre 1806.
« ... On n'entend point parler encore des Russes. Nous désirons fort qu'il en vienne une centaine de milliers. .Mais le bruit de leur marche est une vraie fanfaronnade. Ils n'oseront pas venir à notre rencontre. I,a journée d'Austcrlitz se représente à leurs yeux. Ce qui indigne les gens sensés, c'est d'entendre l'empereur Alexandre et son sénat dirigeant dire que ce sont les alliés qui ont été battus... L'empereur Alexandre, qui commandait à Auslerlilz et à Wischau avec un si grand corps d'armée, et qui faisait tant de tapage, ne commandait pas les alliés. Le prince qui a capitulé et s'est soumis à évacuer l'Allemagne par journées d'étapes n'était pas, .sans doute, un prince allié. On ne peut que hausser les épaules à de pareilles forfanteries. Voilà lo résultat de la faiblesse des princes et de la vénalité des ministres, fl était bien plus simple pour l'empereur