CHAPITRE XIV
LE COUVERXEMEST PERSOX>'EL DC PRESIDENT.
I. Jusqu'au 31 octobre l'action napoléonienne n'avait pu s'exercer librement sur le pays. — Changement de préfets; instructions données par le Président luimême au corps préfectoral. — Bruits de coup d'Etat. — Les journaux. — 10 novembre, le Moniteur dément les bruits de coup d'Etat. — Le journal belge l'Émancipation. — 22 novembre, à l'Assemblée, Pierre Bonaparte déclare la République en danger et dénonce de Persignv. — Le journal le Peuple, le National, la Réforme, la Démocratie pacifique annoncent qu'une usurpation se prépare. — Mots de Persignv et de Rachel. — 3 novembre, installation de la magistrature, discours de M Rouher et du Président. — 4 novembre, revue; enthousiasme des troupes et de la population. — 11 novembre, distribution des récompenses aux exposants de l'industrie; discours du prince, qu'applaudit le journal P Assemblée nationale. — Soirées de l'Elvsée. — Sixte-Quint. — Pétition demandant l'augmentation du traitement du Président. — Le journal le Peuple. — L'Assemblée refuse d'allouer des frais de logement au vice-président de la République. — Ce que dit M. Thiers. — La Presse. — Continuation de la publication de l'Histoire du Consulat et de.VEmpire par M. Thiers. — Le National. — La Démocratie pacifique. — La lutte se dessine entre les deux Pouvoirs. — La Presse, la Liberté, la Voi.x du peuple. — Le parti légitimiste. — 7 décembre, circulaire du ministre de l'intérieur, Ferdinand Barrot,
sur les anciens luiiitaires. — Article du Moniteur sur les fonctionnaires ralliés.
— Le journal V Assemblée nationale. — Anniversaire du 10 décembre. — lîanquet offert par le président de l'Assemblée au Président, discours du prince.
— Banquet à l'Hôtel de ville; nouveau discours du prince. — La Gazette de France, la Réfoime, V Assemblée nationale, le Dix Décembre, — Circulaire Aristide Ferrère concluant à la revision de la Constitution. — Le 11 juillet, poursuivi pour ses précédentes circulaires, il avait été acquitté par le jury sur une plaidoirie de M." Chaix d'Est-Ange. — i" janvier 1850, réception à l'Elysée; l'Assemblée n'y est pas représentée officiellement. — Le Napoléon.
— On attribue ses articles au prince. — h' Union. — Le Pays lui-même blâme ces articles. — Bruits de coup d'Etat; la République., V Ordre, V Assemblée nationale, la Liberté. — Situation fausse. — L'immense majorité de la nation veut l'Empire. — La Réforme accuse le prince de vouloir un trône. — Le Pays., le Constitutionnel démentent les bruits de coup d'Etat. — IJOpinion publique discute la question de l'Empire. — Troisième numéro du Napoléon.
— La République, V Assemblée nationale disent que le pouvoir exécutif devrait désavouer les journaux qui attaquent l'Assemblée. — Curieuse et importante déclaration des Débats. — Lamartine, dans le Conseiller du peuple, ne croit pas au coup d'Etat. — Le Dix Décembre. — M. Belmontet. — h' Assemblée nationale. — Discussion du projet de loi donnant au Président le droit de {jràce à l'égard des transportés de Juin; le général Lamoricière; le ministre de l'intérieur; M. Lacaze; Sainte-Beuve. — Vote de la loi. — Division de la France en trois commandements militaires; interpellation; Pascal Duprat dénonce le prince comme l'auteur des articles du Napoléon ; le ministre de la guerre; le général Fabvier. — Ni le ministre ni Pascal Duprat ne sont dans le vrai. — Ïj Événement. — Proudhon dans la Voix du peuple. — Son arrestation. — Retour aux modes du premier Empire. — Le Napoléon. — Les journaux. — Brochure Vaucorbeil 164
L La Banque des prêts d'honneur. — Elections du 10 mars : Carnot, Vidal, de Flotte. — Le ministère demande des mesures de défense. — Pascal Duprat. Rouher dans la discussion des mesures concernant la presse. — 26 mars, proposition La Rochejaquelein; pourquoi les légitimistes et les orléanistes la repoussèrent. — Revues : 2 mars, 11, 12, 15 avril. — Visite des casernes, des forts par le prince. — Son discours au Conseil général de l'agriculture. — Article du Moniteur du soir sur l'impuissance du Président à faire le bien. — Article du Constitutionnel : « la Solution. » — h'Ordre, la Voix du peuple, V Assemblée nationale, le National. — 17 avril, M. Dufaure dénonce les bruits de coup d'Etat; M. Joly; M. Baroche. — Sincérité du ministre; espérance du prince. — 18 avril, Jules Favre stigmatise l'attitude du gouvernement à l'égard du Napoléon. — M. Rouher. — Le prince, désireux de s'entendre avec les représentants des anciens partis, consent à la présentation de la loi du 31 mai; il s'efforce de gagner à sa cause le général Changarnier ; propos de ce dernier sur le Président qui se décide à le mettre de côté. — 9 mai, M. Baroche dépose un projet de loi modifiant la loi électorale. — Le prince ne tendait pas un piège à la majorité. — Son sentiment sur l'application de cette loi à l'élection présidentielle. — 18 mai, discussion; urgence déclarée; 21 mai, reprise de la discussion, Cavaignac, Victor Hugo, Pascal Duprat, Canet, Montalembert, Lamartine, Baroche, Jules Favre, Thiers, Grévy, Lamoricière, Berryer. — 31 mai, loi votée par 433 contre 241. — Inauguration du chemin de fer de Creil à Saint-Quentin; discours de l'évêque de Soissons; discours du Président, grand effet; accueil enthousiaste des populations; à la Fère, revue, discours du maire, réponse du Président; Chauny, discours du maire et du curé; le Moniteur du
soir. — 6 juin, projet de loi sur rachèveiaent du tombeau de Napoléon; voté sans une opposition; le général Pellet. — Le traitement du Président; projet de lui ; rapport de la commission ; pour l'aujimentation : le Moniteur du soir, VUnivers, qui ne croit pas à l'Empire, le Constitutionnel, les Débats, le Dix Décembre, le Pays; contre : YÈvénement, la Presse, le National, l'Ordre, la Gazette de France, l'Union, l'Opinion publique, la République. — 24 juin, le gouvernement accepte un amendement réduisant l'augmentation à 2,100,000 fr.
— Mathieu de la Drôme combat toute augmentation, ainsi que M. Huguenin; le général Changamier pour; amendement volé. — La Presse, le Siècle, la République, l'Union. — 15 juillet, article du journal le Pouvoir; M. Baze, à rAssefiJ>lée, demande que le gérant soit cité ù sa barre; MM. Rouher, ministre tie la justice, Charras, Baroche, ministre de l'intérieur. — 18 juillet, plaidoirie de Cbaix d'Est-Ange devant l'Assemblée, qui condamne le gérant du Pouvoir.
— 19 juillet, le général de Lamoricière revient sur la question des journaux protégés par le gouvernement, qui attaquent l'Assemblée. — 25 juillet, élection de la commission de permanence ; les journaux ; comment expliquer ces articles enflammés? — L'Assemblée se proroge du 11 août au 11 noveuibre. — 26 juillet, M. Dupont de Bussac dénonce le dernier article du Moniteur du soir; Jules Favre, Baroche, ministre de l'intérieur; profonde émotion de l'Assemblée; le ministre proteste contre toute idée de coup d'Etat; vote de l'ordre du jour. — h' Union, le Siècle, la Presse, la Patrie, la Gazette de France, les Débats, l'Ordre ne croient pas à un coup d'Etat; curieuse et importante déclaration de cette dernière feuille. — Comment le Constitutionnel explique la polémique du Pouvoir, du Moniteur du soir. — Le Pouvoir chante les louanges du prince. — Le Napoléon 209