CHAPITRE XV
LA JlÀRCaE ES AVANT DC PRI5CK. LES VOVACES. LES REVrES.
LES BASQCETS MILITAIRES.
I. L'action personnelle du prince s'affirme tous les jours davantage. — II montre sa sollicitude pour les travailleurs; allocations à vingt instituteurs. — Voyage à Compiègne; visite de la manufacture d'Ourscamp; à Compiègne, il se rend à la cathédrale, aux hospices; revue; enthousiasme. — Le journal le Pouvoir. — La Presse. — 7 et 11 août, banquets militaires. — Violent article de l'Ordre. — La Société du 10 décembre. — L'Union, la Presse, la République, la Gazette de France, le Siècle, l'Événement, l'Assemblée nationale blâment les banquets et s'élèvent contre la Société du 10 décembre. — Le Pays et le Moniteur du soir défendent le prince. — Juste appréciation de la situation par le Times. — Voyage du Président dans l'Est; les journaux; remarque judicieuse de l'Union sur la faute commise par les légitimistes et les orléanistes au 10 décembre 1848. — Les journaux. — Lamartine dans le Conseiller du peuple. — Melun, Montereau, Joigny, Sens, Tonnerre, Ancy-le-Franc, Montbard, Dijon, Fixin. — Le Moniteur. — Le Moniteur du soir. — Discours du prince; banquet; nouveau discours du prince; bal. — Le National. — L'Union. — Les cris de : Vive la République ! ne sont qu'une note discordante dans une ovation continue. — Le Président au curé de Tournus. — Màcon. — Allocution du maire de Thoissey et réponse du prince. — Trévoux. — Lyon; proclamation du préfet: accueil enthousiaste. — Le prince, ù l'Hôtel de ville, dément tout projet de coup d'Etat. — Ce que vaut la thèse princière ; le prince au banquet
de l'Industrie, à l'inauguration d'une caisse de secours mutuels, au banquet de la chambre de commerce, et ses discours. — Revue. — Colère du National. — Veuillot dans V Univers. — La Presse nie l'enthousiasme. — \J Ordre, V Assemblée nationale dénoncent la personnalité absorbante du prince. — Le Pays chante victoire; pour le Constitutionnel, ça ira tout seul. — Lamartine dans le Conseiller du peuple. — Les journaux républicains. — Le Pouvoir, — Le Times. — Suite du voyage : Bourg; Lons-le-Saunier; Dôle; Besançon; incident au bal de la ville; à partir de là, l'accueil est froid, plutôt hostile; Belfort; Mulhouse; Colmar; Strasbourg, discours du prince, où il déclare qu'il respectera la Constitution ; comment expliquer cet engagement? — Phalsbourg, Sarrebourg, Dieuze, Lunéville, Nancy, Pont-à-Mousson; Metz, incident, revue; Verdun, de là jusqu'à la fin du voyage, ovation sans mélange; Chàlons; Reims, discours de l'archevêque, du maire, des présidents du tribunal et de la chambre de commerce ; banquet et nouveau discours du maire, réponse du prince ; Lpernay, Château-Thierry, Meaux, Paris. — Réflexions sur ce voyage ; le National et les Débats sont forcés de rendre hommage au courage du prince. — Les journaux de l'opposition chantent victoire; il en est de même, en sens inverse, des feuilles bonapartistes. — Le Times et la Gazette de Leipsick. — Ce voyage grandit le prince. — Voyage dans l'Ouest : Nanterre, Saint-Germain, Meulan, Triel, Mantes, Bonnières ; Evreux, discours de l'évêque, réponse du prince; Bernay, allocution du conseil municipal; Lisieux; Caen, le prince au maire; discours du président du conseil général, de l'évêque, et réponses du prince; banquet, toast du maire, réponse énigmatique du prince; Baveux; Isigny; Cherbourg, discours et toast du maire, réponse du prince, qui fait allusion à la nécessité de reviser la Constitution; Saint-Lô; Coutances, discours de l'évêque qui, au nom de son clergé, exprime le vœu que les pouvoirs présidentiels soient prorogés: Granville; Avranches, toast du maire; Falaise; Argentan, le maire, le président du conseil général. — Ovations du retour. — h'Union. — La Gazette. — A Paris, acclamations; bagarre; la justice est saisie. — Les journaux de l'opposition accusent la Société du 10 décembre; la commission de
permanence interpelle le ministre sur cette Société 26t)
II. Les journaux bonapartistes tirent argument du voyage triomphal du prince pour demander la prorogation. — Le prince ne songe pas encore à l'Empire.
— Le Moniteur du soir sur la Société du 10 décembre. — Les journaux de l'opposition s'insurgent contre cette idée que Louis-Napoléon est un homme nécessaire. — 1^' Assemblée nationale, l'Union, l'Ordre. — Brochures demandant la prorogation des pouvoirs du prince. — Cinquante-deux conseils généraux demandent la revision. — Ce que dit le Journal des Débats. — Après le peuple, après les conseils généraux, l'armée se prononce en faveur du Président.
— Revues du 25 septembre au 10 octobre. — Attitude de Changarnier. — La Commission de permanence, le ministre de la guerre; Changarnier manque a son devoir; le président Dupin ; 11 octobre, nouvelle séance de la commission; sa déclaration. — Quelle était la pensée du prince? — Pour la presse, la prorogation, c'est l'Empire. — lu'Événement reproche aux légitimistes et aux orléanistes de traiter, eux aussi, cavalièrement la Constitution. — h' Opinion publique dégage bien la pensée du prince. — Lamartine commence à craindre un coup d'Etat contre lequel protestent les feuilles bonapartistes qui trouvent tout naturel ce qui s'est passé aux revues. — Ode de Belmontet dans le Moniteur du soir. — Les journaux anglais sur les revues. — Le Morning Chronicle. — L'élection de 1848 ne pouvait avoir d'autre conclusion que l'Empire. — Le Président sacrifie le ministre de la guerre, le général d'Hautpoul, et nomme a sa place le général Schramm. — En même temps il remplace le général Neu-
inaver, lieutenant de Changarnier, par le général Carrelet. — Pourquoi? — L'affaire Neuniayer. — La Cominission de permanence; le général Changarnier; Barochc, ministre de l'intérieur. — llésolutions de la Commission de permanence qui a peur de son ombre. — Drdrc du jour de Changarnier. — Sa conduite avait été coupable à l'origine; révélations des journaux sur son attitude passée : {'Événement, la Républujue, le Moniteur du soir, le Constitutionnel ; justes réflexions du Siècle; l'Union. — Communiqué à l'Astemhlée nationale. — Dissolution de la Société du 10 décembre. — Le Président cherche à s'entendre avec la majorité. — Discours du Président à la cérémonie de la remise de la barrette cardinalice au nonce du Pape et à trois archevêques. . . . 312