PHILIPPEVILLE
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frt (jnenté. Il n été \mU; de 1860 à décemUrn 18Gi. par 488 étrangers et par 3,848 babitanU de la ville ou de rarrondUsemeiit de PliiUp|)eville.
L*Emper«iir A Pblllppevlll^.
Le dimanche, 28 mui, à 7 heures du matin, le yacht impérial, escorté des escadres française et italienne, arrivait devant Philippeville.
La rade offrit en ce moment un spectacle magnifique.
Vingt vaisseaux ouflrégates brillamment pavolsés, mêlant la voix de leurs canons aux acclamations de la foule , qui bordait la côte ; les évolutions de Tescadre Hnlieime qui s'éloignait , après avoir salué la ville ; le yuclit s'a\ atirant. entouré d'une quantité considérable de canots, d'où sY'lanraient les cris de Vive V Empereur ^ mille fois répétés et auxquels répondaient les vivats de la population et ceux des ouvriers du port, agitant de nombreux drapeaux , tout enfin dans cette mise en seène^ éclairée par un soleil splendide, contribuait à donner un aspect grandiose et gai, tout à la fois, au débarquement du cortège impérial.
' Sa Majesté fbt reçue sur le quai par M. A. Wallet, maire de Philippeville , assisté de son conseil municipal (1), et par
toutes les autorités civiles et militaires.
M. A. Wallet adressa ù l'Empereur le discours suivant, en lui remettant les clefs de la ville :
« Sire,
« Depuis que Votre Mf^esté a mis le pied sur le sol de l'Al-
(I) L'administration muiiioiiiale île Philippcvillt; est ainsi composée :
M. A. Wallet, maire ; — MM. Delay ^ et de Nobély ilP, adjoints à Philippeville, deGoarj,'as, aUjuinlà àiot-Antoine ; Gémilly, adjoint i Stora. — MU. Ghiiae, Allaman, Primard, Nielli, Grehg, HicouX|de Boisson et Henri Teissier» conseillers nranieifiaax.
■14 MlUVCCK llË CœtSIA^TLNIÙ
gt^rie, LUI S4iiiûiueiit utianime de joie et de pralitude , s'est manifest*^ dans IVsprit des pojiuliitions miji iluMitt > de vous voir.
« \o\i& d\ci daigné nous visiter ^ Sire, que Votre Majesté . •oît la biaoveiiue.
c La jcmie eitA toute française , dont j*at Thoiuieiir de tous préMQter 1«8 cleb , vous devait d^à naa profonde reoonuisianee pour les décrets qui Font dotée d'un port et d'un diemin de fer, gages de sa prospérité-
€ Votre présence, Sire, la noble pensée qui vous a fait quitter votfo aii^ni^tc compn^nic, l'Iinp«?ratnce , le Prince Impérial, voCf < hls iiij'n-iiinit* , pour vous conUuire au milieu de nous , augmeiiterûat notre reconnaissance.
« Que Votre Miyeeté me permette de déposer à ses pieds , l'expression de notre amour et de DOS respects ! v
Sa Miqesté répondit qo*Elle s'intéressait vivement à la pros* périté de Plûlippeville , prospérité que la oonstraction do cbemia de lér et Teiécutiou des grands travaux pabliOf m tarderaient pas à développer*
i/Knjpereur s'est ensuite entreieiiu avec M, Nouvion, 800Spréfet de rarrondisi?ement, avec M. de Boisson , président de h . chiiiiiUre de commerce, de diverses questions importantes pour Tavenir de Philippeville. M. de Gourgas, président de la Société de secours mutuels, M. Gay, ingénieur des Ponts et Chaussées, et M. Lambert, inspecteur des forêts ont eu lement l'honneur d'être interrogés par Sa ICigesté. Puis, s'adressant aux diefr arabes , qui étaient venus loi offrir leurs hommages, TEmpereur leur a dit : « Qu'il ne voulait voir dans f les indigènes que des compatriotes, des Français, et que^ 1m c traitant à ce titre^ il attendait d'eux le même dévouement à < la pairie commune. » 11 est inutile d'ajouter que les chete arabes ont protesté de leur profond dévouement et de leur étemel attachement pour l'Empereur des Français.
L*£mpereur s'est rendu à l'église pour entendre la messe , et a remarqué en parcourant la rue impériale les arcs de trioiD* phe et les antres ornements qui la décoraient.
PUIUPPEVILLE.
Les arcs de triomphe étaient au nombi e de trois, Vuù élevé par la mimicipalité, Tautre par les Italiens et le troisième par les sapeurs-pompiers.
Après la messe, Sa Majesté est partie pour Constantine.
La irille a conservé son air de f&te, même après le départ de rEmpereur. Le soir il y a eu illumination générale. Le port surtout étdt resplendissant : de grands feux brillaient sur les jetées, reflétés par la mer qui en doublait l'éclat. Un feu d'artifice a été tiré du Cercle du Commerce. La musique du Solférino a joué plusieurs morceaux U une manière remarquable.
Le lendemain un punch était organisé par la population qui s'était associée pour témoigner ses sympathies à MM. les officiers de l'escadre.
Cette fftte était présidée par M. Nouvion, sous-préfet, et par M. A. Wallet, maire de PhilippeviUe.
Dès Parrivée de H. Bourgeois, chef de Tétat-miyor général, représentant K. le vice-amiral comte Bouet-Willaumes, H. Nouvion a pris la parole et a porté, en ces termes, un toast à la famille impériale, a Messieurs,
« J'ai i'honneijr de porter un toast à LL. MM. TEmpereur et rimpératrice et au Prince Impérial.
« Messieurs,
< Lorsque le Souverain d'une grande nation daigne quitter te âége du gouvernement de son Empire pour étudier sur place les Intérêts d'une colonie, c'est que cette o(donie renferme des éléments de prospérité et de grandeur, et qu'il veut encourager les efforts de ceux qui se dévouent à son développement.
« Les Algériens ont compris tout ce qu'il y a de grand et de généreux dans la pensée qui a conduit l'Empereur Napoléon m de ce côté de la Méditerranée, où une nouvelle France s'est créée au milieu de difficultés immenses.
€ Aussi , Messieurs , Sa Mi^esté a-t-elle parcouru les trois provinces au milieu de l'enthousiasme et des acclamations
PROVINCE DB OOMSTAKITOE.
iinriîiifiic- Il y a doux juurs, notre cité a pu it- moi L'huer à Son SotiMM uin son admiration et profonde reconnaissaoceinous •eroQ» admia à racdamer de nouveau.
i Ces roaniresUtions spontanées et sincères prouvent une ftNB éù plut que les habitants de l'Algérie sont bien les dignes enftnU de la France » an oœur patriotiqoe et dévoué i rEmpereur !
« Soyons fiera, Messieurs, de Tauguste sympathie que nous avons inspirée et remorcions-en TEmpereur par ce crinatitmal cjui déboi*de de tout los cœurs :
* i t^ntpci'eur! Vive V Impératrice ! Vive le Prince
Jmpérial ! >•
Des acclaïuationb unnniuiesde Vive V Empereur ï approuvèrent ces paroli>s, \t rttablc expression des seratiments de la population.
M. A. Wallet a ensuite porté le toast suivant à la marine : « Messieurs,
« A la marine française , qui a si glorieusement porté le drapeau de la France daus le monde entier !
« A ses illustres cliefs!
« A vous tous, Messieurs, nos hôtes d aun>urd'hui, qui laisfeerez dans iurs (M'iirs , un souvenir inséparable du graiid événement qui doit changer les destinées de l'Algérie !
c A Messieurs les ofîiciers de l'escadre! s
Les cris de : Vive f escadre 1 vive la marine \ s*échappèreiit de toutes les poitrines.
H. Bourgeois , chef d*étai-m%iOr général répondant à ces deux toast s*est exprimé en ces termes :
t Je veux chercher , Messieurs, à me fidre iei Pfaiterprète des sentiments du vice-amiral corate Bouet-Willaumez et de l'escadre entière, en vous proposant un toast: