‹ Napoléon III en AlǵerieChapitre 29 sur 56 · PHILIPPEVILLE · texte numérisé non relu

PHILIPPEVILLE

PhilippeviUe, cbef-Uea de sous-préfecthrc, est situé au fond

du golfe deStora, (Sinus Numidicus) et à 84 kilomètres N. de Cons tau line.

Le 8 octobre 1838, une colonne de 4,000 hommes, partie du catnp d'El-Arrouclî , par ordre du maréchal Vallée , vint occuper sans résistance remplacement de l'antique Russicada, Les indigènes occupaient une trentaine de gourbis dont ils furent expropriés, de leur plein gré, moyennant la faible indemnité ded60 firancs. Le sol Jonché de raines fournit des matériaux considérables pour Tédification de la nouvelle ville, qui, dnq ans plus tard, le 9 KSffrier 1843, était érigée en commune.

La ville est bfttle sur deux mamekNis séparés par un long ravin, qui est devenu une grande et belle me à arcades ; elle est bornée par hi mer, au nord; par la vallée de Saf-Saf qu'elle domine, a Test et au sud; et par le ravin des Béni- Mclelk . h l'ouest.

La commune de l'iiirippeville compte aujourd'hui 13,675 habitants, dont 11,982 dans la ville, et 1,693 dans les annexes : Stora, Vallée^ Damrémmt et ScUnt'Antoùie.

L'élément européen forme la plus grande partie de cette population, qui est ainsi composée : FrançaiA : 6,145; Italien» : 9,034; Anglo'MalUns: 2,015; Eepagnole: 668; AUemandei 482; Suiseee : 290; Pùl&nais: 15; Belges et HoUandais : 29; Grecs : 4; Anglais : 3 ; Indigènes : 2,055.

Philippeville possède toutes les institutions et tous les établissements d*une ville de second ordre : tribunal de première instance , chambre de commerce , caisse d'épargnes , société de secours mutuels, collège, bibliothèques, cours publics, musée archéologique, théâtre, deux imprimeries, deux journaux. Au point de vue commercial la place de PfailtppevîUe vient

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immédifttciii^iit aprî's Alger et Oran ; el)e ceDtralise le Imnsit direct sur CNnislantine et les pays au delà , vers le Sahara. Le

mcMJtlIflge dos navirrs a lieu à Stora; mais bieiit6t le port qui

s(» ci)ii>truit en ce moment permettra rembarquement et le d»'!)ar<iiieiiiont i\o^ marcluindises sur le quai même de Phili|H)<mllo « t < r> point, relii* d'aineurs a Lunstantine par un chemin de fer également en construction, acquerra une véritable importance commerciale.

Lee exportations consistent : en grains, huiles, bois, lièges, éoorees, bestiaut, laines, cuirs, cires, minerais de fer, marbres, parmi leiiquels ceux de Filfila, similaires de ceux de Carrare.

La ville manque d*ean potable ou du moins celle quedomieat

les citernes laisse beaucoup à désirer. Mais cetto situation très-fiicheuse va cesser prochainement. La comiuuiie de Philippeville a emprunté liôtt.oOO francs destinés à la construction d'un « anal qui portera les eaux de Filûia dans Tintérieur de la cité.

Philippevilte ne renferme aucun monument moderne qui mérite d'être signalé \ mais son musée orchéolo^qtue, créé en 1850, sous les auspices de H. le maire A. Wallet, par M. Joseph Roger, offre beaucoup d*intérèt.

Ce musée a été organisé sur les ruines d'un thé&tre Romain, qui constitue lui-même un des plus curieux monument de Rusicada. Il se compose de 1700 objets d'antiquités en iii u bre blanc, (statuettes, fragments, tôtes d*impératnces . .lui itcr, Mercure, Minerve,) bronzes, objets de toilette en os et en ivoire, miroirs métalliques, verre émaillé, verroteries et céramiques, inscriptions. — deux colonnes milUaires : une magnifique mosaïque représentant une Bacchante (sii^et complet), 90 épitaphes; 3 sarcophages, 12 statues plus grandes que nature, (marbre blanc de FîUlla) 5 bas-reliefs et 560 médailles.

Le catalogue de ces richesses archéologiques a été rédigé par M. Roger, qui par son zèle intelligent a formé en peu d'années une des plus belles collections de PAlgérie. Ce musée est très-

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