‹ Napoléon III intimeChapitre 113 sur 114 · CaAteif de Sainte-Douve · texte numérisé non relu

CaAteif de Sainte-Douve

i. Le roi VicUtr-Kiuiiianuel Ta franchement avoué à PEmiierour d'Alleluagne dans la première entrevue qu*il eut avec lui après la guerre.

3. Dans une conversation qu*il avait en 1 848 avec Cousin et Saiute-BeuTe, et .que ce dernier a consignée dans ses cahiers, — M. Thiers disait : € Il n*y a que deux peuples jeunes, la Ilussie ctTAmérique. L'avenir du uiooda

absolument dégônérôo, — les hommos pratiques de Topposition libérale ne voulaient voir dans cette formidable armée qu*on lui montrait à la frontière Qu'une « chimëre'». Ils soulevaient Topinion contre les projets ce du maréchal Niel. » Ils faisaient n^ème partager à la majorité leur répugnance pour le « militarisme » et la décidaient à refuser là dotation demandée par l'Empereur pour le général de Palikao, vainqueur de «la Chine*. Us s'imaginaient enGn servir les intérêts du Saint-Siège en .le dissuadant de nous faire la moindre concession et surtout de transiger avec le .roi d'Italie.

Pour réaliser ses projets, ainsi combattus, l'Empereur t devait donc imposer ses vues au Corps Législatif, où la majorité se laissait, de plus en plus, conduire par la minorité, les imposer à ses Ministres, qui, paraissant devant la Chan)bre, tenaient de plus en plus à la ménager, les imposer à Topinion qu'à aucune époque il n'avait voulu TÎolenler? Il devait donc étouffer la presse, briser la tribune et reprendre brusquement ce pouvoir personnel, dont, depuis iStiO, il s'était peu à peu dépouillé? Oui, nous le répétons, quand on les serre de près, c'est à cette conclusion qu'aboutissent les blâmes formulés contre lui par ceux qui l'avaient désarmé '.

est ciilro leurs mains. La France a encore de grands uiouients à passer avant de tomber sous les coups du Nord. Quant 'à TAIlemagne elle est Unie. »

i. A propos des largesses du régime actuel pour les veuves de ministres éphémères, un journal royaliste de province rappelant ce refus d'une dotation mieux justifiée s'en étimnait rétrospectivement et ajoutait : • Comment se fait-il qu'en un quart de siècle les choses aient pris un aspect si nouveau, que rc qui paraissait alors si naturel et si simple semble aujourd'hui si monstrueux? ■ Sur combien d'autres points les survivants des partis hostiles à l'Empire ont dû reconnaître ainsi que l'Empereur avait eu raison «'ontre eux î

2. Le général l)ucrot« quand il écrivait ses lettres pleines d'amères récriminations contre l'inertie du gouvernement, ne semblait gu«^re comprendre * la situation où, de 18r»9é'i 1810, se trouva l'Empereur : ■ Pendant que nous délibériMis et discutaillons, écrivait-il, les Allemands se préparent; rien ne le!«arn^te; ils se sourient peu de ce qu'on dira et pensera «Eh! sans doute. .Mnis pourquoi ne discutnillait-<»n pas a Berlin, connue à Paris? Pouri|uoi le mi de Prusse ne fc souciait-il pas de ce qu'yn pouvait dire et

Mms, eù conscience, si TEmpereur eut, par un lel moyen, conjuré les périls dont le public ne sentait pas Timminence, comment ceux qui devaient le rendre responsable de tous nos malheurs eussent-ils accepté ce coup d'État? De ces nouvelles ordonnances n'eussent-ils pas cherché à faire sortir une révolution ? Et le pays redoutant par dessus tout une crise révolutionnaire, le premier devoir du souverain n*était-il pas de Ty soustraire ?. . .

Dans la situation où se trouva réduit Napoléon 111, aux dernières années de son règne, en présence de partis résolus à se servir de toute liberté qu'il accordait pour saper son trône et par conséquent bouleverser le pays, résolus à exploiter, en l'aggravant, toute difficulté qu'il rencontrait au dehors. Napoléon 11! n'était-il pas, tout autre n'eût-il pas été comme lui, acculé aux catastrophes ? De l'étude impartiale et consciencieuse de cette époque, telle est la leçon, la salutaire leçon qui doit se dégager.

Les partis auront-ils la sagesse et le courage de la comprendre? Auront-ils la sagesse et le courage, non seulement de dire, avec M. Jules Simon, éclairé par nos défaites : le devoir c'est la patrie, le reste vient après, — mais de pratiquer cette maxime, c'est-à-dire d'inaugurer résolument des mœurs nouvelles ? Le second Empire, en effet, n'est pas le

ne Bo lûisMit-il ArrcXcr par rien ? Parce iiuo qiinnd son parlement AYail voulu discutailler, dire des choses qui ne lui convenaient pas et Tarr^ter, il avait envoyé promener son parlement : T Empereur pouvait-il en foire autant? Le devait-il? .. Le général Ducrot savait pourtant mieux que personne comment Napoléon 111 avait mené les choses, quand il n*avait pas à se débattre contre de telles dirUcultés, quand il n'élait pas soumis à ce régime ahurissant des conseils et des critiques contradictoires, quand avec calme, avec suite, il avait pu exécuter des projets longueuient médités. Sa correspondance de 185U montre clairement en effet, avec quelle prudence TEmpercur avait alors, par des négociations dilatoires, gagné tout le temps nécessaire pour ochcver ses préparatifs, avec quelle habileté TEnipcreur, désirant la guerre, avait amené l'Autriche à la déclarer, (ce que M. de Bismarck, nous trouvant en de tout autres conditions, put renouveler à nos dépens). « Dans tous les cas, écrivait le général, le Si avril 1859, notre situation est bonne, puisque, si la guerre éclate, ce sera du fait de l'Autriche et que nous sommes ainsi assurés, sinon du concours, au uioina de la neutralité des grandes puissances. »

seul régime qui ait vu ses ennemis du dedans, moins soucieux de rhonneur du drapeau que de son propre discrédit, seconder inconsciemment ses ennemis du dehors. Tous les gouvernements qui se sont succédé chez nous depuis le commencement du siècle, ont connu ce genre d'entraves et de. péril.

Deux mois après la révolution de juillet, le 5 septembre 1830, Armand Garrel, — un libéral intègre pourtant et qui se piquait de patriotisme, — écrit dans leNcUioncU : « Toute la politique, pour les journaux, comme pour Topposition dans les chambres, consistait à toujours vouloir ce qu'ils ne voulaient pas, à repousser tout bien fait par eux comme cachant une trahison secrète, en un mot à leur rendre tout gouvernement impossible, afin qu'ils tombassent; c'est par là en effet qu'ils sont tombés. » Et c'est pour appliquer celte cynique doctrine qu'Armand Garrel, Thiers et les autres libéraux avaient combattu avec acharnement l'expédition d'Alger. Dix ans plus tard, la France, lasse de subir les camouflets de l'étranger, tente à la fin de se rebiffer. Contre M. Thiers, devenu ministre, le National resté dans l'opposition emploie la même tactique dont ils avaient ensemble usé contre la Restauration, et cherche à l'affaiblir au dedans pour entraver son action au dehors'. Le maréchal Bugeaud lui-même déclare à la tribune qu'il renonce à voir la France humiliée venger son honneur, parce qu'il sent que « la guerre au dehors serait aussitôt suivie de la révolution à l'intérieur. » I^ révolution n'en arrive pas moins, quelques années après. Les vainqueurs de Février, les ayant usés par celte opposition sans merci, remplacent au pouvoir les vainqueurs de Juillet. I^ République, imposée par eux aux répugnances du pays, se

I. • Lo National^ écrivait ïilt»rs Fonfrèile, n'a-lil pai eu la franchiBr, Je devrnii dire riiiipiuiciir, de dire <|uc, pui!i(|u'on no voulait |i«i rêpuhliranisor Ir f^oiivrniciiieiit, ropi»ii»itioii répiibliraino ^deroit au gouvriTieiiient tonte force intérieure p«»nr lui faire perdre toute influence au dehors et enipAcher len étrangers de traiter déflnitiveuient avec lui. Voici où noua

en somme»!

^^^ VàM^L&ON 111 INTIME

V vvvxv hi^M/ti <i« biuUe aux mêmes passions et aux mômes Kw>^4^ ly^ <(|(M» Texpédilion de Rome est annoncée, les ^M^r^Mfrs ^ '1^ écrirains de la gauche adjurent nos soldats 4^ 4^b),s^iMCv ;*p|Mrouvent, à la tribune, ceux qui Tout fait et >»^ >()%A^i^^<:$«Ml publiquement d'un premier échec subi par

>i ^#fM:j^ élevions revoir de telles mœurs, nos gouvernet^^<^?^ v|^H^i que soit leur nom, quelque génie qu'ait leur ^V<. :jbit»r«iient infailliblement réduits ù ce dilemme : ou Vv^'^r et s'aplatir, ou se jeter en de périlleuses aventures ; ^;, sl^ catiistrophes en catastrophes, notre pauvre pays finiihM^v c\mune la Pologne a fini, — pour la même raison.

^«118, si les partis comprennent enfin qu'à l'intérêt de la l^lrie, à l'honneur du drapeau, tout doit être sacrifié, ils \viii dt^s à présent une manière bien simple de le prouver : oVnt de ne plus chercher à convaincre le monde, — sans y réussir d'ailleurs, — que la journée néfaste où a succombé le régime impérial nous a couverts de honte et a souillé nos aigles d'une souillure indélébile ; que ce souvenir cOace ceux de nos victoires antérieures et de notre longue prépondérance; qu'il ne faut retenir enfin de l'histoire du second Empire, comme de celle du premier, que la page douloureuse qui le termine.

La France est le dernier pays où l'on aurait dû le dire ; et c'est le seul où on l'ait dit! De nos anciens succès les autres se sont montrés moins oublieux que nous-mêmes. Dans le vaincu de Sedan ils n'ont jamais cessé d'honorer le vainqueur généreux de Sébastopol et de Magenta, de môme que dans le vaincu de Waterloo ils ont toujours glorifié le héros d'une merveilleuse épopée de vingt ans*. Et nous sommes trop heureux que l'Europe ne nous ait pas crus sur parole.

!. « Ce qui émeut l'Europe, umintcnant qu'elle n*a plus devant elle qu*uii règne fini et un prince expiré, c'est la partie d'iuipérissablc grandeur qui était dans rhouiuio et dans le régne, et qui fait que Thomuie a pu rendre à Sedan ion épée, sans rendre, grdce au ciel, ni ta gloire ni la nôtre. » J.J. Vi'ust. Pariê'JoumaL 11 Janvier 1873.

qu*cllc ait gardé meilleure mémoire que nous de nos heures brillanteSi car ce qui nous rçste de prestige, à ses yeux, c'est au souvenir de ce passé que nous le devons, — comme • nous devons aux « prospérités factices de TEmpire », *rargent que nous gaspillons à pleines mains depuis sa chute.

Au mois de décembre 1840, quand la Belle-Poule louchait aux côtes de France, Berryer, sommant le Pouvoir de faire respecter ce drapeau qu'il avait porté si haut, avant de tomber avec lui, sécriait: « Est-ce que vous ensevelirez sans gémir dans sa tombe Tinfluence, Tascendant qu'il vous avait conquis et que vous gardiez encore? » Uui, Napoléon I*% malgré le dénouement de Waterloo auquel s'arrêtent si volontiers ses détracteurs, ne nous avait pas légué seulement un fonds inépuisable de gloire ; il nous avait légué de Vinfluence et de Vascendant pour de longues années. S*il n*avait pu conserver à la France les cent millions de sujets ou de vassaux qu'il lui avait un instant donnés, ce conquérant émancipateur, en semant les idées modernes à travers le monde, lui avait recruté partout une nombreuse clientèle, qu'elle devait garder après lui \

Cette clientèle dont, de i8i5àl848, le parti libéral s*était montré si soucieux d'épouser la cause, d'entretenir les espérances et de servir les intérêts'. Napoléon III en avait hérité; il Taccrut, en sachant faire « la guerre pour une idée », en

1. Constatant, en 1840. la , 'profonde impression produite dans l'Europe entière par le retour des cendres de l'Empereur, et notant le rararti'Te exalté, presque mystique des hommages rendus par le peuple à sa mi^moirc, le comte de Carné ajoutait : • Plus d'une fois, depuis vingt ans, ils se sont tournés vers la grande tombe de Sainte- Hélène, comme si elle cfil gardé le secret de leuctaveuir et le mot lantcherrlié par le siècle. •

Dès les premiers Jours de son élahlis^ement, le régiuie de Juillet voyait retic grande clientrlc se ranger autour de lui. Se souvenant du service «pie nous leur avions directement ou indirectement rendu au commencement du siècle, tous les peuples mécontenta «le leur sort, tournaient les yeux vers nous, espérant notre appui. La Pologne et l'Italie insurgées nous demnndiiient des chef^ ; et la Belgique, un roi.

2. Le premier volume de CKtninrt Libéral de M. ^mile Ollivier est XéUv- «pienlc et lumineuse déuituislratiou de cette vérité.

m NAPOLÉON m INTIME

recommandant à son fils, comme Napoléon Tavait recommandé au duc de Reichstadt, de « se souvenir, quand les circonstances le permettraient, que la cause des peuples est la cause de la France » ; et en ne l'oubliant jamais lui-même. Plus d'une voix étrangère lui a déjà rendu justice et témoigné reconnaissance à cet égard, — comme récemment celle de l'éloquent Castelar, disant à une réunion d'étudiants parisiens : <c Mes amis, n'oubliez jamais la tradition de générosité que vous ont transmise vos pères, ces chevaliers du droit et de la liberté. Rénissez les philhellènes français qui ont fait refleurir la liberté en des pays où elle semblait morte. Rénissez même ceux qui ont fait plus près de nous une œuvre pareille, grande œuvre méconnue par une ingratitude sans exemple, qui n'échappera pas, soyez-en sûrs, à la justice étemelle de Dieu. »

Cette clientèle n'est pas perdue pour nous. Ses sympathies, dominées par des instincts passagers, peuvent sembler ' à jamais éteintes; elles sommeillent seulement. Elles se réveilleront tôt ou tard. Et quand on verra fructifier cette semence qu'à l'exemple de Napoléon I*', Napoléon III avait répandue par le monde; quand on comprendra que notre génération aurait pu en recueillir le fruit elle-même, si la politique de l'Empereur n'avait été constamment entravée par le mauvais vouloir des partis, on regrettera sans doule que ses desseins n'aient pas été mieux compris, ses efforts mieux secondés.

iRTnODUCnON V

I. Lbb Bonapartib APilis 1815. — L*Europe le Tenge. — Un contrat violé. — Pourquoi lei Bonapirte sont pauvres. — Princes et princesses internés ». ; I

II. Louis-NapolAonbtson r^.iiR. — Naissance de Louis-Napoléon — Son (lé|)art pour l>xil. ~ Foyer désuni. — Le père en Italie, la mère A Alx, A Consinnrc, en llnvirrr, on Suisse. — Le cabinet noir. — Le roi Louis réclame son lils aîné. — Ses sentiments pour le second. — Légende réfuléc par lui-nn'me. — Intérêt qu'il prend aux études de Louis-Nnpoléon. — Divergence entre les idées du père et celles du lils. — Opinion du roi Louis sur la guerre et le métier militaire. — Ses deux (ils prennent part an soulè%'euient de 1831. — Mort du prince Napoléon. — A-t-il été tué? — Douleur du prince Louis. — Il se console par le travail. — Premières publications.

— Ce qu'en pense son père. — (îriefs et récriminations Il

m. Louis*NAroi.Éoi« kt sa hkhr. — L'ambition de la mère vaincue par f>a tendresse. — Pourquoi la reine Ilortense regrette la f(»rtune. — Plus de politique! l'nc vie douce et calme. — Mère rt amie. -» Premiers épnnrhoments. — Les illusions d*» IR30.— Lareinr déntlir son flh à la police autrichienne. — Amvée à Paris; la rrine aux Tuileries. — llet(»ur en Suisse. — l'ne visite de (Chateaubriand.

— A Waterloo. — llrncontre de Louis-Na|N>lëon et du prince de Talleyrnnd. — Lrs hôtrs et les fètct d'Arcnenberg. — M. Vieillard.

— La main de Dona Marin. — Projet de mariage avec la princesse Mathilde. — Dissentiments entre le roi Louis et son frère. — Voynge à Hnde. — M. llerryer. — (> qui pousse li4Hiis-Nap<déon

à la tentative de Strasbourg; 39

IV. Strasbouro et Bouloorb. — La tentative avorte. — Pouvait-elle réussir? —Nuit (Vangoisse aux Tuileries. — Louis- Napoléon de- , mande des juges. — De Lorient à New- York... par le Brésil. — * La reine Hortense console son flls, en «'intéressant |à ses amis. — Le roi Louis intercède pour lui. — Ses i oncles le répudient.— Mariage rompu. — Sur TAndroméde. — Amiral ou déporté? — Débarquement. — Lettres d'Europe et réponses. — La maladie de la Reine s'aggrave. — Louis- Napoléon se décide à la rejoindre. — Arr^t forcé à Londres. —Arrivée à Arenenberg. — Derniers jours de * laReino; sa mort, ses funérailles. — Impression produite sur le roi Louis. — Ce qu'il conseille à son fils. — La France exige l'expulsion du prince *,laSuisse la refuse. — Prise d'armes. —Le prince se retire en Angleterre. — Comment il y est reçu ; comment il y vit — Un toast délicat. — Nouvelles de France. — Une seconde tentative est résolue; elle échoue. — Procès; ploidoiries, condamnation. — Départ pour Ham 51

Y. IIam. — L'installation du prisonnier. — Mal logé, mais bien gardé. — M. Guizot consolant Louis -Napoléon sans.le savoir. — Le ph^ clairvoyant des deux. — L'Université de IIam. — Politique, histoire, littérature, balistique et chimie. — Plutôt la prison que l'exil. — Heures de tristesse, — Correspondants et visiteurs. — Le Varix National. — Où va l'argent du prince ? — Confiance iné-< branlable. — Le prince demamlo à aller revoir son p^re mourant.

— Kst-co un prétexte ? — Dulilicriillon des députés niiiis du prince.

— L'évasion : récit de l'évadé. — Une prière sur la grande mute.

— Hcliques compromettantes. — Arrivée à Londres. — Mort du roi Louis. — Nouvelles études. — La révolution à Paris 89

VI. La CoNQuitTB DU POUVOIR. — Une partie intéressante. — Louis- Napoléon arrive^ Paris. — Il en repart. — 11 est élu représentant.

— Menace d'arrestation. — Revanche du suffra>;e universeL — La souveraineté nationale en lisière. — Singulière constitution. — Scrutin du 10 décembre. — Ce qu'il signifie. — Le Président isolé. — Les ministres. — Situation peu commode. — Premier avertissement à l'émeute. — Voyages et discours. — Leur succès. — L'épée de l'Assemblée. — Le Président la brise. — Les Parlementaires se vengent — Pas une faute. — Illusion perdue. — On demande un sauveur. — La minorité souveraine. — Situation sans tssue : qui fera le coup d'État? — Mazas ou Vincennes. — Crime ou devoir civique. — Au |uis du jMiys.— Qui retarde l'Empire? — L'Europe et la Présidence de Louis-Napoléon. — Panique en Angleterre. — L'Europe et le rétablissement de l'Empire. —

. Napoléon il passe encore. Napoléon III, jamais I —Les puissances M résignent. — Frère ou ami? — Spirituelle riposte. — Les obftaclas écartés au dehors comme au dedans. -— Napoléon III ■loate fur le trône. — Son programme fil

vil. L*AUToniTA. — L^Einpcreur règne ; ropiiiion goitveme. ^- Ce que ' *

veut le pays en i852. Promesse spontanée. — Napoléon 111 plus * libéral que le public. — Comment ses concessions sont accueillies.

— Ni victoires, ni liberté. — Confession d'un ancien démolisseur.

— Les premières yotii^n^es. — On tAtc TEmpereur. — Napoléon 111 devant le danger. — L'attentat d*Orsini. •— A Besançon. — A Épemay. — A la Maison-Carrée- — Sur les boulevards, en Juin ' 1869. —> Grande manifestation, où TEmi^ereur manifeste seul.*— Les élections; ce qu'en pense Napoléon III. — Gouvernement représentatif. — Gouvernement parlementaire. — Pourquoi PEmpereur s'y résigne. — M. Emile OUivier. ^ Comment Napoléon III remplit son nouveau rôle. — Témoignages divers. — Les projets

de loi sur Tariuée 155

VI II. Là Conciliation. — L'Empereur de tous. — Grand parti sans état-major. — Comment Napoléon III venge Louis- Napoléon. — Un gouvernement ouverL — M. Carnot ingénieur. — Le révocation de M. do Laprac|e. — Napoléon lll et l'Académie. — M. llcrryer s'abstient de la visile. — MM. de Kalloux, do Broglir, Guizot et Prévost-I^aradol aux Tuileries. — Dernier usage du pouvoir personnel. — Courtoisie administrative. — M. Thiers «■ injurié ■ par MM. de Persigiiy et llaussmann. — Napoléon III refuse, même pour se défendre, d'ouvrir ses tiroirs. — Un noble principe. — Les protégés de l'Opposition. — Au pavillon des Princes. — Tentative d'amnistie en 18i9. — George Sand obtient plus qu'elle ne demande. — Barbi^s libéré malgré lui. — Pourquoi Orsini ue fut pas gracié. — Faveurs et largesses éclectiques. — Un conservateur radical. — Comment Napoléon 111 se comporte à l'égard île ses prédérrsfteurs. — Une seule exception : les biens de la famille d'Orléans 185

IX. La RiLiGioif. — Ce que Napoléon III dit de la lleligion. — Ce qu'il fait pour elle. — Lourdes. — Le Concile. — Égards du gouvernement impérial pour les membres du clergé, même hoi- . tiles. — Le Père de Ravignan, higr de l^vigerie« M. Louis Veuillot, doni Maric-Aiiguslin, Mgr Pie, Mgr Ihipanloup aux Tuileries. — Sentiuicuts personnels de Napoléon lll. — La guerre d'Italie. — Orsini y fiil-il pour quelque chose? — Preuves du contraire.— Par qui le Pape avait été ramoné à Rome, en 1849 — Qui à celte époque lui demandait des réformes. — Double but ^lursuivi |Mir Napoléon lll. — Diverses combinaisons. — Pourquoi, de Paris, ou engage le Vatican n les repousser. — Kermès résolutions de Napo* ■ léon lll. — Les deux missions du général Fleury. — Ce que demandent Pie IX et Léon Xlll après 1870. — Prétendue connivence avec le prince Napoléon. — Uno lettre de Lîsit. ^ Napoléon 111 ri ses amis. — Napoléon III et ses parents 115

X. Lk Uirx-ftTHF. i»i' pRiiM-K. — Lcs prospérités • factices • de l'Empire. — Le nouveau Paris; ce qu'on en disait autrefois, ce qu'on en dit

i. .^ A <|«il le doit-on? — Comptabilité originale : le fMsmf 44^ l><w|xftwr et Tactif des autres. — Le prince llerniann et >ifl|w4^Ml m. ^ rottr améliorer la condition sociale, morale et NMiMin^lle 4rt «MiTmrs. «- « Quand TEmpereur le saura ! • — Les r«r«Ms^pto ^WlKert WolIT et de Jules Noriac. — Charité anonyme. — r<Ammr«ii Nil abi\i|t6 Tarticle 1181. — L'empereur à Belleville et à ^iia-4W«vs. — Ktattalt-il les masses par intérêt dynastique? — fV'nx'e îiie<ilîte du contraire. — Qui maudissait le peuple en 1811 H <|iii le ^^fendait? — Les véritables recruteurs de l'anarchie. — . Nnf^'^ftvi m traité de démagogue par M. Ernest Picard. — Un « n^îaKMe couronné », que tout le monde imite. — L'Empire a-t-il 4^x'ekHH^ ^^^ enrayé ;le socialisme ? — Le maître des Tuileries et iN^^iteurs 259

\1 . Mionnactci rr dévoitemett PBR80iv!fBi.s. — Un humanitaire prati - <9«iant -* La liste civile doublée à l'insu de Napoléon III.— Où allait Taiieent de la cassette. ~ Mains tendues de partout. ~ Les condisciples d'Augsburg. — Bienraisance éclectique et discrète. — Les fietits loyers . — Les pensionnaires indépendants de la cassette. — Napoléon III et les inondés. — Napoléon III et les cholériques.

-» Une omission du Dictionnaire Larousse 285

XII. Li PaooRès. — Comment fut fait le canal de Suci. — Le protecteur de tous les progrès. — Les inventeurs méconnus, autrefois et do nos Jours. — Quelques inventions de Na|N»lé«»n 111. — Pourquoi nous n'avions ni fusils à aiguille, en 1860, ni canons se 'chargeant par la culasse, en 1870. — L'atelier de Meudon. — Le Paradis des Inventeurs, — IIM. Boutet, (lirard, Georges Ville, Parcy et beaucoup d'autres. ^ Ce qu'on doit à Besseiner, on le doit à l'Empereur. — Napoléon III agriculteur 299

XIII. Les Lettres, les Sqemges et les Arts. — La Littérature, la Science et l'Art au Sénat. — A qui Ton offrait la croix. — Napoléon m ut Ifts écrivains. — Les discours impériaux. — Qui les écrivait? — Opinion de Blérimée. — Comment fut faite la lettre au Prince Napoléon. — Comment fut fait le message de 1855. — Napoléon III et les savants. — > L'âge d'or de l'archéologie. » Une science nouvelle. — Donateur anonyme. — Napoléon III et les artistes. ^~ Pour faire plaisir à J. Favre. — Les invités de l'Empereur. — Napojéon III et Nadaud. — N isard, Flandrin, Octave Feuillet. — Les innocentes « orgies « de Compiègne •. — X. Doudan. -— Les récréations de Napoléon III. » La Vie de César. -^ Les étrennes de l'Empereur et de l'Impératrice. — Napoléon III et

son nis .N 819

XIV. La DioifiTÉ Nationale. — Première période : de iêSi à 1i$l. — Le point de départ. — Défiances de l'Europe; convoitises de la Russie; froideur de l'Angleterre. — Le mariage de Tempereur. — L'entente cordiale avant 1848. — L'homme et le cheval. —

TABLE 4Ul>

L'culcQtc cordinic aprrft1852. — 06 Napoléon III en arrivée comme parcnchautcmcnl.Q— L'Europe à lanaÏMancc du Prince Impérial. — 30 mars 1814 et 30 mars 1856. — « L'arbitre du continent ». —L'Europe après I attentat d'Orsini. — Premiers nuages de l'entente cordiale. — Comment ils sont dissipés. — Ni sacrifices ni rupture.

— A quoi aboutit la Conférence de Varsovie. — Ce qu'on dit alors de Napoléon 111. — Les causes de sa suprématie. — - Modération.

— Simplicité. — Générosité. — Courtoisie. — Napoléon 111 et l'Empereur de Uussie. — Napoléon 111 et l'Emperour d'Autriche. — Napoléon 111 et le roi de Naples. — Napoléon 111 regretté par des . princes de la maison de Bourbon. — Napoléon 111 jugé par la reine d'Angleterre. — A qui nous avons dû nos succès. — A qui nous avons di^ nos revers ^3

XV. La Dio.xitk Nationale.* — Uetucième période : de 4S5i à 1870. — A quelle cause attribuer les échecs de la politique impériale T Est-ce à l'imprévoyance de Napoléon 1117 — Est-ce au gouvernement personnel? — Vérité en deçà du Rhin, erreur au delà. — Le réquisitoire d'un ancien diplomate, réfuté par lui-uiAme. — La vraie faute de Napoléon 111. — Le pacte de Plombières.— L'expédition du Mexique. — Le prestige de l'Empire Jusqu'en 1806. — Sadowa. — Prophéties rétrospectives. — Napoléon 111 • paralysé • par M. Thiers. — Les pronostics. — Surprise générale. — Les promesses de la Prusse. — Bien d'écrit! — Protestations royales.

— « Noire ingratitude ». — Trop de bienfaits! — <^uel rôle jouent M. de Bismarck rt M. de (toltx. — Pourquoi nou« ne sommes pas intorvenus niilitAircincut après Sntlowa. — Le piège du LuxeuilH»urg. — Les bonnes paroles do 1867. — (hi In diplomatie change de nom. — La Prusse spécule sur nos divisiiHis. — Ce qu'il faut, d'après Louis Blanc, pour se faire respecter au dehors 361

XVI. Examen hr co!(hcie:<i(Jï. — Le gouvcruement impérial en 1869. — Ce qu'il avait voulu faire; ce qu'il avait fait. — Ni Réaction, ni Révolution : Transaction. — • Napoléon III le bien intentionné •

— Les révolutionnaires pfatiqucs. — Leurs aurions programmes.

— Les révolutionnaires sans le vouloir. — Tout pour la liberté ! — La roffpunsabilité ministérielle, dogme la veille, • chinoiserie • le lendemain. — Omversion générale. •- • .Naïves erreurs ». —

Ce qu'elles nous ont coûté. — Comment la pontérilé les jugera. ... 381

XVII. La CiRRRR. — L'opinion souveraine, mais irresponsable. — A Berlin! — Si l'on y éUit allé? — Napoléon III voulait-il la guerre ? — Comuient l'aurait-il voulue ? — Le Plébiscite. — La santé de rEui|iereur. — On ollo avait commencé h s'altérer. — Maladie incounue. — Coiisuitation du 30 juin 1810. — Pt»urquoi Naptdéon III. quoique malade, voulut partir avec I armée. — Dans quel but l'op-

;j^ TAULE

Pagrs

nojiitioii carepse et impose llaiaine. — Ce qui en résulte. — Napoii^n ne cotouianUe plus. — Ce qu'il prév^oit et ne peut empocher. ^ TMture physique et morale. — Sedan. — Napoléc/ti III sur le champ de bataille. — Le j^lrapeau blanc. — Entrevue de Napoléon III et du roi de Prusse. — « Une page d'histoire • comme on en écrivait alors. — Deux lettres de l'Empereur après la capitulation. — Blessure mortelle 401

XVflI. WiLNBLMSiioRiiK. — Plus Empereur que Jamais. — Souvenirs

d'enfance retrouvés à Wilhelmshœhe. — Calomnies et injures. —

iOO millions d'étconoroie, ou 800 ? — Divers modèles d'ingratitude. •

^ Ce qu'en dit Napoléon III. — Un historiographe allemand. —

Jtigement de Napoléon III sur M. Emile Ollivier. — Sur Jules I^avre

et Gambetta. -^ Sur M. Grévy. ~~ M. Grévy et M. Thiers avant le

4 septembre. — Les quémandeurs prussiens  Wilhelmshœhe. —

Hommages de fidélité généreusement déclinés. — SentimenU de

Napoléon III t>our Tarmée. — Ce qui reste à l'Empereur après

vingt ans de règne. — Où passent ses dernières ressources. »

Bienfaisance anonyme. — Ce qu'on appelle les conspirations de

Chislehurst et de Wilhelmshœhe. — Uemerciements secrets et

insultes publiques. — Le roi Guillaume, la reine Augusta, M. de

Bismarck. — L'Impératrice à. Wilhelmshœhe. — Le traité de paix

apprécié par Napoléon III. — Napoléon III sera-t-il mis en liberté

avant le 16 mars ? — Napoléon III et les t)fficier8 allemands qui le

gardent. — Les serviteurs du château. — Comment Napt»léon III

apprit la déchéance. — Comment il apprit la proclamation de la

' Commune. — Départ pour l'Angleterre ' 423

XIX. DiisLBBURST. — Arrivée de Napoléon III en Angleterre; accueil de la population. — Les fidèles de Napoléon III à. Chislehurst. — Quel sentiment les y conduit. — Chateaubriand et M. Thouvenel.

— I^s remerciements de «Napoléon III. — Ses rigueurs. — Les - courtisans du lendemain. — Nouvelles calomnies; la Commune

attribuée À Napoléon III. — Heprésailles faciles. — Pourquoi Napoléon 111 refuse d'en user. — Napoléon III et ses généraux. — Généreuses ratures. —Ce que dcvionnent lesdianiants de l'Impératrice.

— Napoléon III À Torquay. — La vie d'hôtel trop chère! — Les ' derniers travaux de Napoléon III. « Sa mort. — Ses funérailles.— Son testament « 451

XX. Ce qu'o!! dit di Napoléon III et ce gu'o.*f ex i»ina i*f.u8 tard. — Effort d'impartialité. — Na|H>léon III, bon, généreux, mais rêveur.

— Hèverics pratiques. — Les utopistes & rebours. — Myopes et presbytes. — > Ilûle noble, mois dangereux. — Les hommes pratiques de 1800 À 1870. — Ce qu\»n reproche, au fond, û Napi»* . lé<m 111. — Salutaire leçon. — L'étranger plus soucieux que nous

ds notre gloire. — Les legs de Napoléon !•» cl de Napoléon III... .475

IMPHIMRHIB DB SAINT- DE."*!». — H. aOl'lLLANT, 20, RUS DB PARIS.

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