‹ Napoléon III intimeChapitre 12 sur 114 · Leiin à M. Vieillard, 29 Janvier · texte numérisé non relu

Leiin à M. Vieillard, 29 Janvier

2. La Reine Hortente en Italie^ en France et en Angleterre^ chapitre de tes inéinolres, déjà cité plus haut.

les onl trnquôs, pcndniil quinze ans, comme des malfailcurs. Le régime sorli des barricades de Juillet, bien que moins dur pour eux, les laisse vivre, il les laissera sans doute

mourir obscurément dans Texil A cette morne et vide

existence tout n'est-il pas préférable ?

En se décidant à sa téméraire entreprise Louis-Napoléon ne compte guère en recueillir lui-même le profit. Il n'ose espérer le succès; il a prévu, accepté toutes les conséquences d'un échec... S'il ne perd pas la vie» il perdra du moins la liberté ; cette mère dont il ne pouvait s'éloigner quelques heures sans chagrin, il sera séparé d'elle pour longtemps, pour toujours peut-être ; cette fortune, que ses amis de Paris travaillent à lui faire rendre, il y devra renoncer. Tous ces sacrifices, il les fait sans hésiter, — pour courir la faible chance d'enlever la couronne à la pointe de son épée? Non : si les héritiers de l'Empereur se croyaient des droits d'autres pourraient les revendiquer avant lui. Sa seule ambition, c'est d'appeler le peuple à désigner lui-même son. chef; c'est surtout (car, encore une fois, il n'a guère[ l'espoir d'arriver jusqu'à Paris), de lui rappeler qu'il y a encore des Napoléons, comptant sur lui, sur lesquels ili pourrait compter, — ce que les autres princes de sa famille^) ont paru prendre à tâche de lui faire oublier. « Sans pénétrer, comme sa correspondance nous a permis de le faire, jusqu'au fond de sa pensée, Louis Blanc* y avait donc lu assez sûrement, lorsqu'il commençait le récit de la tentative de Strasbourg, en disant : « Neveu de celui que la France appelait TEmpcreur, et condamné au tourment d'une jeunesse obscure, ayant à venger ses parents proscrits, exilé • lui-môme, par une loi injuste, d'un pays qu'il aimait et dont on pouvait dire sans exagération que Napoléon le couvrait encore de son ombre, Louis Bonaparte se croyait destiné à soutenir rhonncur de son nom, à punir les persécuteurs de sa famille, à ouvrir à son pays abaissé quelque issue vers la gloire. »

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