NAPOLÉON, LE DUC
Cent millions de contributions, pas un centime de moins ; car il faut que la guerre paie la guerre. . . que l'Autriche paie l'Espagne. Du reste , cette contribution n'est pas exhorbitante , franchement. . . Quel est votre avis?
LE DUC
Mais. . . Sire. . . dans l'état de gène où est FAUemaene. . . peut-être sera-t-il difficile ...
NAPOLÉON, ^interrompant.
Vous autres, diplomates, voilà toujours comme vous êtes : des difficultés partout. Et relativement à la cession que j'exige en faveur de la Russie, qu'en pensez-vous?
LE DUC
Je pense que c'est un moyen de resserrer les liens qui existent entre votre Majesté et l'empereur Alexandre.
Et que par conséquent il faut y tenir ?
( a6 ) LE DUC.
C'est mon avis.
Très-bien. Vous avez raison.
LE DUC, à part.
J'en étais bien sur. ( Haut, ) Dans la discussion que j'ai eue avec le comte de Bubna , j'ai remarqué que son opiniâtreté tenait principalement à la croyance de TafiFaiblissement de votre armée.
Vous croyez? Je suis fâché de ne pas lui avoir fait faire le tour du camp avec moi.
LE DUC
Il a parlé de la bataille d'Essling , si fatale à notre cavalerie; des fatigues, des pertes de notre armée» . •
Eh bien... faites en sorte qu'il ne parte pas encore... Retenez-le • je lui ferai passer une revue, et vous verrez qu'il changera d'avis. ( Le duc sort. ) Ah! il nous croit malades , découragés. Maître Bubna ! nous nous portons fort bien , tout prêts à recommencer. {A Roustan, qui reste toujours à Feutrée de la galerie^ tant que Napoléon est en scène, ) Mande -moi l'aide-de-camp de service.
( Roustan court au général et radient de suite. )