SCÈNE PREMIÈRE
CLAUDY , puis LE MARÉCHAL.
claudy; elle apporte une corbeille qu^elle pose sur une table ^ et 7)a pour sortir.
( S^arrétani, ) Je voudrais bien, avant de retourner chez mon père, a\oir des nouvelles de la santé de l'empereur. •• Ah! voici monsieur le maréchal. . . si j'osais, . .
LE GKAND-MARÉCHAL.
Vous ici, mon enfant?
CLAUDY.
Oui , monsieur le maréchaL Selon vos ordres , Je viens d'ap» porter cette corbeille de fleurs , et monsieur le chambellan nr a dit de la déposer là.
LE GRAND-MARÉCHAL
Merci , bonne Claudy. . . Votre père et vous, vous vous honorez par les soins que vous prodiguez à une grande infortune... Soyez sûrs que, si jamais vous retournez en Angleterre, vos compatriotes seront les premiers à louer votre belle conduite... Non, le peuple anglais ne peut être le complice du crime de ses ministres.
CLAUDY.
Notre plus douce récompense serait d'apprendre que l'empereur commence à moins souffrir... Se porte-t-iî mieux , monsieur le maréchal ?
Hélas! mon enfant, depuis plus d'un an qu'ils l'ont forcé de se renfermer dans cette maison , il essaie en vain de nous cacher ses souffrances : elles nous font quelquefois trembler pour ses jours.
CLAtJDY.
Ah! mon dieu! mon père va être bien affligé, quand je lui apprendrai ces tristes détails.
LE GHAND-MARÉCHAt.
Le destin se lasse, à la fin. . . Dites-lui d'espérerè
CLAUDY.
Oui, monsieur le maréchal, je le lui dirai... ( A fart. ) Pauvre proscrit ! je vais prier pour lui. ( Elle sort*)