‹ Napoléon, ou, Schoenbrunn et Ste.-HélèneChapitre 52 sur 57 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

LE GRAND MARÉCHAL, puis HUBERT, CLAUDY,

Domestiques,

le grand'marechal.

Voilà donc son arrêt prononce! . . . Ah ! je ne puis ni'accoutunier à l'idée de quitter, pour jamais , celui à qui j'ai consacré ma vie entière ! ( Apercei^ant Hubert qui entre appuyé sur une béquille ^ suii^i de Claudy et des domestiques. ) Que voulez-vous , mes amis?

Hs étaient tous, là-dedans, à pleurer, à se désoler , et j'ai pensé que vous pourriez les consoler un peu. . . Mais d'après ce que je crois voir, j'ai bien peur que vous n'ayiez que de mauvaises nouvelles à nous douner.

LE GRAND MARÉCHAL

Je ne dois pas vous flatter d'un vain espoir. . . Bientôt il aura cessé de souffrir.

HUBERT

C'est ce que je leur avais dit.

LE GRAND-MARÉCHAL

Quoi! Hubert, au milieu de Taflliction générale , vous seul paraissez sans émotion . . . pas une larme.

HUBERT

Non, mon maréchal, je ne pleure plus; car j'ai pris mon parti. . . Quand son âme sera là-haut, vous tous, vous retournerez en Europe. . . vous le devez pour honorer sa mémoire , el raconter toutes ses souffrances. . . Moi, c'est différent, je n'ai plus, en France, ni parens, ni amis; aussi, je reste à Sainte- Hélène., . oui , près de Tendroit oîi il reposera , il y aura sans doute une cabane , une masure,. . Eh bien! je m'établirai là.. . J'ai été de sa garde, pendant sa vie , je veux en être encore après sa mort.

( Le grand-maréchal lai serre la main at^ec ajfèction. )

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