SCENE VIII
LES MÊMES, HUBERT, CLAUDY, Officiers, Dames, Domestiques.
( V empereur y caché par tout ce groupe ^ est porté sur son lit. — Les personnages se séparent^ et le laissent voir au fond, étendu, )
NAPOLÉOK.
Le manteau de Marengo . • . ce doit être mon linceuil
( Hulert le jette sur lui.') Ouvrez celte fenêtre . . . que mes yeux , avant de se fermer, regardent encore de ce côté, • . de ce côté, oîi est la France. . . . L'œuvre est consommée! ils ont tué l'ennemi commun ; et bientôt Napoléon sera en paix avec l'Europe . , . Approchez tous, mes amis, mes fidèles compagnons d'infortune. . . que je vous voie encore Ah! mes yeux s^obscnr-
cissent, je ne distingue plus rien. . . Maréchal, votre main.
LE GRAND-MARÉCHAL
C^en est donc fait!
NAPOLÉOK , se levant à moitiés Que de gloire ! de bonheur ! . . . Steingel ! Desaîxî Masséna ! allez , courez , prenez la charge ... ils sont à nous. . . [Sa voix s^ affaiblit; il retombe sur son lit et expire , en prononçant ces mots : ) France, tête d'armée !
TOUS ^jetant un cri.
Ah !
( Il faut^ en ce moment^ que la chambre du moumnt offre la représentation exacte du tableau de Steuhen, )