‹ Napoléon: poèmeChapitre 3 sur 13 · L1MAN · texte numérisé non relu

L1MAN

Le chamelier 8e tait, mais non Técho deTyr, Ni Técho du Thabor, ni le flot d'Aboukir, Ni la blanche mosquée auprès du sycomore; Car sur les minarets, du côté de Taurore, Dès qu'au pays de Misr vient l'heure de prier, L^iman comme Fécho répond au chamelier :

iiO L'IMAN.

« Allah ! voici la nuit, adorez le prophète ! A toute heure il vous voit et luit sur votre tête. Allah I voici le jour. Redites tous : Allah 1 Par le puits du désert, par Tétoile endormie, Par le champ du figuier, par Tombre évanouie, Maugrabin , mamelouk , turcoman et fellah 1

Par les chevaux brùlans dont le souffle étincelle , Par les chevaux d^ Ass^r 8^^^ ongles de gazelle , Par ceux que vers Boulac la trompette enhardit ; Et par les cavaliers ; par les djinns moins rapides , Je vois au loin , je vois au pied des Pyramides S^assembler le troupeau dTbIis au front maudit.

Par le pûitsideiTesnim^ èàrMisride désallèire^

Par les nomisidél'épée'ieticeuxfluicttDetèrrei,'

Commç deblooes obevrefux^d^ c6té diEmlMbeili,'

Je vois au iloitt^, je wi«i/ksïteut^»égonéea,w u . i

Puis les . Uoi^> d' Aratu aux cnînièr^ dw^ i^ , Et puis le blani^ Un^han ()e,E{as;^p, ^çmj^£^l*^^y

LIMAN. il i

Je vois son atagfaan oâchédans sa beinturé'^

Comme un sapent du Nil , qidi àms la nuit ob6<»re

Prépare^ soiii pèison ; puis je vois tet igàaoïir ,

Et le Franc qui tâtonne une iBule indocile,

Puis d'Airam eA det Misr le. hardi CFOooâiie ,

Et les chiens de chrétiens hurlant tous alentour.

LeqùeM'0mportdt^ du 'flot ou du riTage? "

De lam^iledes Francs, de Fétalon sauragfe? ^ ' Ou du giaour imfmr, ou du bon muéulriian?

Ou du lion oba^seér, ou de Pagneau qui bêle?

Du hardi «irotiôâile ,^wt du tehien infidèle ? ; < '

De rhomme-, m duprophêfe , otid'Alteh tetfleAièhtf

Ah t du sultan Kébir le souffle brûle et tue • * Maisrîê soufflé d'Allah , qûaiirf il chasse ïa nue, ' Est ceiitfoîs plus puissant. Âh ! du suîtàri Kébir ' ' CortiWié'tni tison ailé la cblèfé flaînbbiej ' '"' '" Mais le cout'roui d'Allah; quand il clrèrcïie sa proie , Jette attssî èeà éclairs siir les païmiers de Tyr . '

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