CHAPITRE DEUXIÈME
« A ce soir ! ... Je te quitte Ah ! j'en perdrai la tête. »
« Mais, moi , je n'irai pas ce soir à cette fête, Lui dis-je; nous partons poui- Villiers aujourd'hui ; Et nous y resterons deux gmnds mois.
— Quel ennui!
Comment ! sacrifier une fête superbe , Un bal d'ambassadeur ! à des dîners sur l'herbe.
— Oh ! nous ne dînons pas sur l'herbe avec maman,
— Et vous me laissez seule au milieu d'un roman ! Et que ferez-vous là, mes champêtres amies?
— Ce cpi'on va faire aux champs.
— Quoi?
— Des économies.
Mais, tu me le promets, demain tu m'écriras
— Oui , si je me marie , alors tu reviendi'as! Adieu »
Pleine d'espoir, et de tendresse émue ,
Elle vint membrasser
Je ne l'ai pas revue !
Et sa mort m'accabla d'une moiTie stupeur ! . . . Mon esprit, poursuivi d'un souvenir trompeur. Ne peut se figurer cette fin si cruelle ; Car elle m'apparait toujoms joyeuse et belle ,