CHAPITRE TROISIÈME
« Ah ! comme elle sera jolie en mariée ! . . .
(( Et lorsqu'à ma tendresse on l'aura confiée ,
« Comme je serai fier ! — Que d'amour! que de soins! . . .
« Voyons — de mon côté quels seront les témoins?
« Demain , de tout cela nous causerons ensemble.
« Oh! que je suis heureux! . . . Mais, d'oÙA ientque je tremble? »
Alfred, en cet instant, venait d'entrer chez lui. Déjà, dans l'escalier, un demi-jour a lui.
(( Une femme est ici Monsieur le sait, sans doute, »
Dit le vieux domestique. — Alfred s'arrête, écoute.
« Comment est cette femme, et que t'a-t-elle dit?
— Rien ; elle dort, je crois. Monsieur, sur votre lit. J'ai senti dans la chambre une odeur de fumée ,
Mais je n'osais entrer ; la porte était fermée. Alors j'ai regardé par la serrure.
— Eh bien?...
— J'ai vu que l'on dormait , et que ce n'était rien.
— Une femme ! . . . chez moi ! . . .
— Monsieur doit la connaître.
Elle est jeune et très belle
— Ah ! c'est Emma, peut-être.
— Non, Monsieur — »
Indiscret! vous connaissez Emma!
(( Un soir, j'étais présent quand Monsieur la nomma.
— Ce n'est pas elle ?
— Non, Monsiem-, je vous l'assure.
La dame en question est venue en voiture;