‹ NapolineChapitre 41 sur 75 · CHAPITRE TROISIÈME. gi · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME. gi

« Aimez-moi ! —

C'en est fait — oui, le monde m'ennuie ; (( Je trouve ses plaisirs tristes comme la pluie. « Je n'y peux plus tenir; ce métier d'élégant (( Est sans profit, stupide, et puis très fatigant. (( Il faut toujours songer à plaire, et toujours feindre; (( Aux usages des sots en tous lieux se contraindre ; « Se friser tous les soirs, se parer jusqu'aux doigts ; (( Porter des Las à jours, et des souliers étroits; (( Tout cela pour aller courtiser une belle f( Qui ne vous entend pas, qui ne parle que d'elle ! (( Ah ! je suis revenu de ce brillant plaisir, « Et je ne comprends pas quel en fut mon désir. (( Ohl que j'aime bien mieux discuter à mion aise, (( Assis, au coin du feu, sur ma petite chaise. (( Avec sa femme, au moins, on peut causer de tout, (( Et l'on n'a jamais peur d'être de mauvais goût

( Mais, je fus donc atteint d'un accès de folie? ( Comment ai-je trouvé la duchesse jolie? ( Comment?. . . C'est un secret, je ne m'en souviens plus. ( Et cette autre héritière.... avec tous ses écus! ( Comment ai-je songé sans démence à lui plaire?.. ( Oubliant la corvée à cause du salaire , ( Quoi, pour ses millions je voulais l'épouser?.,. Béni soit le succès qui vient me dégriser. — Pom^ ces deux femmes-là î ... je quittais une amie, Napoline ! si belle ! — 0 misère , infamie ! Je ne mérite pas que tu rêves de moi. Mais nous serons heureux , et je reviens à toi ! ( Oui, je veux dès demain hâter ce mariage — ( On va rire de nous, de notre humble ménage,

( Car nous ne serons pas riches eh bien, tant mieux :

( Nous aurons des amis , et pas un ennuyeux ! . . .

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